« Il ne faut pas baisser pas les bras »

Publié le 15/11/2012
Comme dans des centaines de villes en Europe, des militants syndicaux, des retraités, des étudiants, des salariés, se sont rassemblées, hier, à Nancy, « tous unis contre l'euraustérité », annonçait la banderole de tête de cortège.
« Il ne faut pas baisser pas les bras »
« Il ne faut pas baisser pas les bras »
Comme dans des centaines de villes en Europe, des militants syndicaux, des retraités, des étudiants, des salariés, se sont rassemblées, hier, à Nancy, « tous unis contre l'euraustérité », annonçait la banderole de tête de cortège.

© L'Est Républicain, Jeudi le 15 Novembre 2012 / 24 heures Meurthe-et-Moselle

 

Denis Hassler, CFDT : « Le médicament de l'austérité est plus nocif que le mal à traiter ! »Photo Patrice SAUCOURT

Quelques petites centaines de personnes ont défilé de la place Thiers à la place Stanislas, via le boulevard Joffre, rues Cyfflé, Charles-III, Saint-Dizier, à l'appel de la confédération européenne des syndicats.

« Nous n'en sommes pas à une grève européenne, mais l'initiative est importante, car elle marque une étape dans la construction d'un rapport de force au niveau européen », estime-t-on à SUD éducation Lorraine.

Les manifestants défilaient « en solidarité avec les travailleurs portugais, grecs, espagnols, qui sont les plus percutés par les politiques d'austérité », et plus généralement contre « la brutalité des politiques d'austérité menées en Europe ».

Pour Denis Hassler, secrétaire départemental de la CFDT, « le médicament de l'austérité est plus nocif que le mal à traiter ! Alors qu'on ne voit pas de relâche dans les mesures... »

Pour la CGT, « les salariés ne doivent pas être les pigeons du patronat. La crise, c'est eux, la solution, c'est nous ». Et d'estimer que « dans tous les pays d'Europe, les politiques d'austérité montrent leurs effets néfastes, fermetures d'usine, précarisation, chantage aux salaires, dumping social... »

Le représentant de la FSU s'est dit opposé « à une politique européenne qui veut tout niveler par le bas ». Et celui du syndicat Solidaires s'est exclamé : « Les bandits comme Mittal, ça suffit ! »

Faible mobilisation

Reste que le succès de la manifestation était tout relatif, compte tenu d'une mobilisation pas vraiment au rendez-vous. « On paie le manque de résultats des manifestations de 2010 contre la réforme des retraites. On avait atteint des sommets de mobilisation sans rien obtenir. Maintenant, les gens sont sceptiques. Il faut leur dire de ne pas baisser les bras ! Et répondre à chaque mobilisation », assure Denis Hassler.

Drapeaux rouge vif de SUD, drapeaux orange de la CFDT, drapeaux rouges de la CGT, chanson du chiffon rouge dans les haut-parleurs, banderoles de précédents défilés. « On ne lâche rien, on ne lâche rien ! » chantaient les manifestants, tentant de se faire entendre malgré la rumeur de la ville, à peine troublée par leur passage.

Philippe MERCIER

phmercier@voila.fr