« Non aux expulsions »

Publié le 13/03/2011
UNE CENTAINE DE PERSONNES s'était mobilisée hier place Stan « pour l'arrêt des expulsions, pour la production massive de logements sociaux et contre le logement cher ».
« Non aux expulsions »
« Non aux expulsions »
UNE CENTAINE DE PERSONNES s'était mobilisée hier place Stan « pour l'arrêt des expulsions, pour la production massive de logements sociaux et contre le logement cher ».

© L'Est Républicain, Dimanche le 13 Mars 2011 / 24 heures Meurthe-et-Moselle
Une centaine de personnes mobilisées pour dire non au logement cher. Photo Dominique CHARTON

Un rendez-vous historique - premier du genre assurait Pascal Debay pour la CGT - initié par une vingtaine d'organisations syndicales, partis politiques et associations * en cette veille de 15 mars qui sifflera cette année encore la fin de la trêve hivernale et donc la reprise des expulsions. « Car, même si nous ne sommes pas dans le pire des départements en la matière, la situation devient de plus en plus difficile pour les locataires et les accédants les plus modestes, accablés par la flambée des loyers, des charges, de l'énergie, de l'immobiliser et du foncier », expliquait le responsable syndical. « Le poste du logement représente aujourd'hui 40 à 50 % des dépenses d'un ménage. Voire 60 % pour les plus précaires », appuyait Guy Séverin, président du DAL 54 (Droit au Logement). « Notre permanence de la rue Drouin accueille de plus en plus de gens en délicatesse ». Et de brandir les chiffres du département : en 2010, 1 102 familles ont été assignées devant le tribunal pour des impayés ; 555 commandements de quitter les lieux ont été signifiés ; 154 concours de la force publique ont été accordés, 54 d'entre eux ont été effectifs. « Des personnes que l'on retrouve ensuite dans le circuit de l'hébergement d'urgence, pourtant en piètre état, ou alors provisoirement installés chez des proches ou des amis. Il y a de nombreux problèmes de suroccupation d'appartements aujourd'hui dans les quartiers ». Et Guy Séverin de le marteler, Nancy aussi manque de logements sociaux. « Il y a, à deux pas d'ici, derrière de belles façades, en deuxième corps de bâtiments, des lieux parfaitement insalubres. La CAF en dénombre plus de 500 dans le département ».

« La situation des jeunes n'est pas meilleure », réplique Jean-Baptiste Bourdellon, président de l'UNEF 54. « Ce n'est pas facile pour un étudiant de se loger à Nancy dans des conditions décentes. Le quartier Saint-Epvre est plein de clapiers ! Quant au logement étudiant, il est insuffisant, parfois insalubre, ou alors plus cher que le logement privé ! ».

Valérie RICHARD

*Les organisations étaient les suivantes : CGT-FSU-Unef-Intersyndicale CHRS Urgence CFDT- CGT-FO-Sud Attac-Confédération syndicale des familles-DAL-Europe Ecologie les Verts-CRISE-FNARS Lorraine-Ligue des Droits de l'Homme-Gauche alternative-Gauche unitaire-Jeunesse communiste-Nouveau parti anticapitaliste-Parti de Gauche-Parti communiste Français-Parti socialiste.