« Un véritable plan social »

Publié le 19/01/2011
L'intersyndicale enseignante a déposé une gerbe devant le rectorat, hier, en signe de protestation contre les 841 suppressions de postes
« Un véritable plan social »
« Un véritable plan social »
L'intersyndicale enseignante a déposé une gerbe devant le rectorat, hier, en signe de protestation contre les 841 suppressions de postes

© L'Est Républicain, Mercredi le 19 Janvier 2011 / Ouverture Région Lorraine

 

 

«Un véritable plan social, l'équivalent de la fermeture de Kléber, ou de la fermeture à Nancy de Poincaré et Loritz. Une saignée record au niveau national ». L'intersyndicale, composée de la FSU, de l'Unsa, du Sgen-Cfdt et de la CGT hausse le ton face à la décision ministérielle de supprimer 841 postes dont 19 administratifs dans l'académie à la rentrée de septembre 2 011. La plus lourde ponction de l'Hexagone en valeur absolue. La plus forte jamais enregistrée en Lorraine qui a perdu, selon les syndicats, « 2 250 postes depuis 5 ans ». Ils avaient boudé la première réunion du comité technique paritaire (CTPA) début janvier, puis assisté à la seconde histoire d'obtenir quelques informations, ils ont de nouveau séché le CTPA d'hier consacré aux dotations horaires globales lycée par lycée. Mais assisteront à celle de vendredi, là aussi pour glaner quelques nouvelles et dire directement leur manière de penser au recteur. Hier, ils ont préféré se rendre en délégation à la permanence parlementaire du député UMP de Nancy, Laurent Hénart qui « a voté le budget qui nous met aujourd'hui dans une situation inextricable ». Et ils ont ensuite déposé une gerbe devant le rectorat pour dénoncer « la mort programmée de l'école publique »

Balayant l'argument des taux d'encadrement qui, selon le rectorat, resteront au-dessus de la moyenne nationale, et la démographie, « qui n'est plus en chute », les syndicats se disent surtout agacés par le fait que « les retraits de postes seront plus élevés en lycée, donc plus insupportables, que ce qui avait été annoncé début janvier par le rectorat ». Les syndicats, qui disposent de la dotation horaire globale (DHG) prévue dans chaque lycée à la rentrée, ont refait leurs comptes. Au lieu de 385 suppressions annoncées, ils arrivent à 435. La note serait-elle plus salée que prévu à l'arrivée ? Le rectorat se refusait hier à communiquer. Mais on relève sur les documents de travail que la réduction des DHG n'est pas proportionnelle aux baisses d'effectifs. « Rude tâche », pressentait le recteur le 11 janvier dernier en présentant les tendances lourdes. Depuis hier, on est rentré dans le concret avec la dotation par établissement. Celles des collèges, et des écoles, gérés par les inspections académiques, pourraient être connues en mars.

Philippe RIVET