CGT, CFDT, FO et FSU même combat

Publié le 05/09/2010
Les syndicats du bassin de Longwy ont choisi de s'allier pour répondre à l'appel national de manifestation contre la réforme des retraites, le 7 septembre. Une manière de peser plus lourd et de rassembler le plus de monde possible.
CGT, CFDT, FO et FSU même combat
CGT, CFDT, FO et FSU même combat
Les syndicats du bassin de Longwy ont choisi de s'allier pour répondre à l'appel national de manifestation contre la réforme des retraites, le 7 septembre. Une manière de peser plus lourd et de rassembler le plus de monde possible.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 05 Septembre 2010 / LON
 
Les syndicats se mettent au diapason pour cette manifestation. Photo Samuel MOREAU

Ils seront place Darche, mardi 7 septembre à 14h30. Ils seront unis et porteront d'une même voix leur refus catégorique de la réforme des retraites engagée par l'Etat. Ils, ce sont les syndicalistes CGT, CFDT, FO et FSU, et tous ceux qui voudront bien les rejoindre. Il y a quelques jours, ils ont choisi de confronter leurs points de vue et de réfléchir à un message commun en direction de la population. « Ce que le gouvernement prône comme une réforme moderniste et réaliste n'est que du pipeau, s'indigne Gérard Lagorce, représentant CGT. Le papy-boom et l'augmentation de la durée de vie ne justifient en rien de travailler jusqu'à 62 ans. En revanche, il est possible de trouver de l'argent à condition de le prendre là où il y en a, c'est-à-dire dans les poches du patronat. » Pour la CGT et la CFDT, le déficit des cotisations vient surtout de la hausse du chômage et de la précarité des emplois. « Il y a moins de 60 % de la population active en CDI. Générer un million d'emplois supplémentaires pourrait débloquer entre un et trois millions d'euros de plus pour les caisses de retraite et de cotisations sociales », reprend Gérard Lagorce.

Pour le syndicat enseignant FSU, le recul de l'âge de départ à la retraite est inacceptable. « De la même manière, les jeunes ne seront pas employés si les plus anciens sont maintenus dans leurs fonctions, explique Philippe Spillmann. Et que dire de la pénibilité. Comment peut-on imaginer qu'un professeur soit aussi alerte à cet âge. » Une idée également soutenue par Michel Mengin, représentant FO. « Cette réforme ne servira à rien. Il aurait suffi à l'État de parler avec ceux qui sont toujours sur le terrain pour s'en rendre compte. Les partenaires sociaux n'ont même pas été consultés. Cette casse des retraites, nous n'en voulons pas. Elle revient à tout ramener aux fonds de pensions. »

Mardi, ces syndicats tenteront de faire entendre leurs revendications, à savoir, maintenir le système par répartition, l'âge légal de la retraite à 60 ans, le calcul des pensions sur les 6 derniers mois pour le public et les 6 dernières années pour le privé, la reconnaissance des pénibilités au travers des départs anticipés à taux plein... Le syndicat FSU appelle également à défendre l'école, le maintien des postes et des formations. « Rien qu'au lycée Alfred-Mézières, nous avons perdu 9 postes de professeurs, ajoute Sandrine Lambert. Nous travaillons vraiment dans des conditions impossibles. » A 14h30, une prise de parole de chaque organisation syndicale aura lieu avant un défilé dans les rues de Longwy-Haut.

E. P.