Changer l'offre de soins ?

Publié le 26/02/2012
Comment sauver l'hôpital ? Telle est la lancinante question qui tourne dans toutes les têtes. « L'idée que nous allons, avec une délégation d'élus, défendre prochainement devant le préfet de région, est l'offensive dans le partenariat, la complémentarité avec le Luxembourg et la Belgique », propose Serge De Carli, maire de Mont-Saint-Martin.
Changer l'offre de soins ?
Changer l'offre de soins ?
Comment sauver l'hôpital ? Telle est la lancinante question qui tourne dans toutes les têtes. « L'idée que nous allons, avec une délégation d'élus, défendre prochainement devant le préfet de région, est l'offensive dans le partenariat, la complémentarité avec le Luxembourg et la Belgique », propose Serge De Carli, maire de Mont-Saint-Martin.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 26 Février 2012 / MMN

« On parle de transfrontalier, mais c'est maintenant que la population a besoin d'un hôpital, rétorque Philippe Palumbo, CFDT. Il faut une restructuration profonde, changer le modèle Alpha Santé. » Même s'il s'est rendu en Belgique, Jean-Marc Borello, directeur général de SOS, semble partager ce point de vue : « Des études ont été menées, d'autres sont en cours, d'autres suivront encore. Nous avons adossé un hôpital à Paris, changé son offre de soins et depuis trois ans il est à l'équilibre. » Pour autant, il n'est pas question pour le groupe SOS de disloquer le package proposé par Alpha Santé. « L'hôpital et les EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, NDLR), sont parfaitement indissociables. L'économie commence par des économies d'échelle. L'offre de soins doit être équilibrée entre le public, le privé et le privé à but non lucratif. La concurrence est inutile. Il faudra réellement s'adapter », martèle-t-il. Le discours se veut clair, mais est-il rassurant ? « SOS reprend beaucoup de choses dans toute la France. A-t-il les moyens de gérer ? », s'inquiète FO. « Ailleurs, ça marche, alors pourquoi pas chez nous ? Il y a beaucoup d'activités déficitaires... Et il faut préserver les soins de proximité et les emplois. Il y a encore des cartes à jouer », assure la CFDT.