CHU : un déficit réduit de moitié

Publié le 28/02/2011
Santé : le centre hospitalier universitaire de Nancy poursuit son plan de retour à l'équilibre en mettant en avant une bonne maîtrise des dépenses. La CFDT, syndicat majoritaire, pointe les tensions créées par chaque poste supprimé
CHU : un déficit réduit de moitié
CHU : un déficit réduit de moitié
Santé : le centre hospitalier universitaire de Nancy poursuit son plan de retour à l'équilibre en mettant en avant une bonne maîtrise des dépenses. La CFDT, syndicat majoritaire, pointe les tensions créées par chaque poste supprimé

© L'Est Républicain, Lundi le 28 Février 2011 / Région Lorraine

 

Le CHU est le plus gros employeur de la région avec 8.500 employés. Photo Dominique CHARTON

Nancy. Elle avait tablé sur un déficit de 18 millions d'euros à fin 2010. Il a finalement été arrêté à 15,4 millions, annonce la direction du CHU de Nancy, qui ne cache pas sa « réelle satisfaction » face à ces résultats. Quand Philippe Vigouroux, directeur, arrive à la tête du centre universitaire hospitalier il y a deux ans, la situation financière de l'établissement est alarmante.

Le déficit se monte à 32,8 millions d'euros. Les premières mesures permettent de le ramener à 29,8 millions, dès 2009, puis à 15,4 millions aujourd'hui, soit une baisse de plus de 50 % en deux ans.

Ces résultats s'expliquent par une « bonne maîtrise des dépenses », avance Geneviève Lefebvre, directrice générale adjointe, « presque stables (0,45 %) par rapport à l'année précédente ». Et par une série de mesures prises depuis deux ans sur les produits : facturation des prestations inter-établissements, comme les repas fournis à plusieurs hôpitaux périphériques, et surtout meilleur codage des séjours : « Un tiers d'entre eux étaient mal rémunérés. On a récupéré là des recettes non négligeables qui nous étaient dues ».

Dix-neuf postes de techniciennes de l'information médicale sont d'ailleurs créés, elles seront désormais chargées de ce codage.

Utilisation optimiséedes blocs opératoires

Pour maîtriser les dépenses, l'établissement a déployé des actions de réorganisation qui se sont traduites par la suppression de 340 postes sur les 650 identifiés par la direction. Objectif : en finir avec les doublons en personnel à la faveur de départs à la retraite non remplacés. Exemple, illustre Geneviève Lefebvre : 100 postes ainsi supprimés, lors de la fermeture de Jeanne d'Arc, à Dommartin-lès-Toul, et du rapatriement sur l'hôpital des spécialités Philippe Canton à Brabois. Blanchisserie, transports, services techniques ont de même été réorganisés, ajoute la directrice générale adjointe.

Ces opérations vont se poursuivre autour notamment de l'optimisation de l'utilisation des blocs opératoires. Un projet qui va s'étaler sur plusieurs années. C'est le cas par exemple de l'ophtalmo qui va revenir de centrale sur Brabois.

« On va également continuer à décliner notre projet médical », explique Genevève Lefebvre, autour, entre autres, du développement de l'hospitalisation ambulatoire.

Marie-Hélène VERNIER