Conflit - La clinique était en grève. La fièvre est tombée à Gentilly

Publié le 26/11/2011
TROUBLEE PAR UN MOUVEMENT de grève depuis 48 heures, la situation paraît mois congestionnée à la polyclinique de Gentilly. Les mots commencent à avoir raison des maux.
Conflit - La clinique était en grève. La fièvre est tombée à Gentilly
Conflit - La clinique était en grève. La fièvre est tombée à Gentilly
TROUBLEE PAR UN MOUVEMENT de grève depuis 48 heures, la situation paraît mois congestionnée à la polyclinique de Gentilly. Les mots commencent à avoir raison des maux.

© L'Est Républicain, Samedi le 26 Novembre 2011 / Nancy 

« Nous sommes en négociation depuis hier (NDLR : jeudi) », annonce une représentante de la CFE-CGC, engagée dans le conflit avec la CFDT, la CFTC et l'intégralité des élus du personnel. « Les discussions étaient même déjà ouvertes depuis mercredi après-midi, mais elles n'ont pas abouti », ajoute la syndicaliste pour expliquer le recours à la grève.

Les débats ont progressé depuis, notamment sur les remplacements dans toutes les catégories de personnel. « Nous avons obtenu que les besoins soient traités avec les cadres de proximité (NDLR : les supérieurs hiérarchiques directs) qui connaissent le terrain ».

C'est un pas vers plus d'échanges sur la nécessité des remplacements et l'introduction de quelques gouttes d'huile dans leur gestion. Elle coinçait quand il s'agissait de prévoir les besoins en personnel. Les uns et les autres ne se comprenaient pas, a fortiori quand la direction raisonnait en nombre de patients à soigner alors que le personnel parlait, lui, en terme de charge de soins pour adapter le nombre d'infirmières.

Le progrès reste cependant toujours « encadré » par la direction qui garde seule le pouvoir de décision. La question du manque de matériel de soins est réglée. La direction a débloqué une enveloppe immédiate de 60.000 EUR. Une seconde, du même montant, sera budgétée en janvier.

En fin d'après-midi, le directeur de la clinique, Mickaël Munier a annoncé : « Nous allons signer un protocole de fin de grève ». Le conflit semble donc soldé.

En réalité un point d'achoppement reste en suspend : le paiement des heures supplémentaires accomplies sur des non-remplacements.

« Il existe un blocage sur la rémunération de ces heures effectuées hors situation d'urgence », disent les syndicats. Il existe toujours et sera abordé en 2012, pourquoi pas lors des négociations annuelles obligatoires (NAO). La perspective a eu un effet antipyrétique et le mouvement s'est calmé.

« La crise aiguë est passée, mais il reste des interrogations et la direction tenir ses engagements pour apaiser les choses », précise l'intersyndicale.

Frédéric CLAUSSE