Dans un contexte local tendu

Publié le 07/05/2010
La venue de Gérard Filoche n'est pas passée inaperçue dans le bassin de Longwy, là où des luttes se mènent dans certaines entreprises ou établissements scolaires. Plusieurs intervenants locaux ont pris la parole en introduction à la soirée.
Dans un contexte local tendu
Dans un contexte local tendu
La venue de Gérard Filoche n'est pas passée inaperçue dans le bassin de Longwy, là où des luttes se mènent dans certaines entreprises ou établissements scolaires. Plusieurs intervenants locaux ont pris la parole en introduction à la soirée.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 07 Mai 2010 / LON /

 

Habitants, élus, syndicalistes ou ouvriers : une soixantaine de personnes est venue écouter Gérard Filoche... et évoquer la situation du bassin de Longwy. Photo RL

Représentants CGT et CFDT, dont Robert Giovanardi. -- « Les luttes pour les droits élémentaires du travail sont nécessaires, tout comme les réflexions pour trouver des alternatives à ces mesures qui cassent. »

« La situation des salariés, ici, est très difficile, notamment à travers la défense prud'homale. Les cas de travailleurs non déclarés sont nombreux, les heures supplémentaires masquées également, les intérimaires sont devenus des employés permanents, jetables au moindre incident, les jeunes pâtissent de tout ça etc. »

Représentant de Faurecia. -- « On était plus de 400 salariés il y a 5 ans, et on nous avait parlé d'un grand projet de démantèlement de Pierrepont et d'accueil du personnel à Villers. Ce qui s'est passé fut l'opposé. Aujourd'hui, on se voit mourir tout doucement, alors que l'équilibre financier a été trouvé, après les efforts énormes des ouvriers . De l'autre côté, on n'arrive pas à nous apporter de la charge. »

Représentant d'Eurostamp. -- « On a fait partir de chez nous 92 personnes, avec une somme qui leur convenait. Mais aujourd'hui, on tourne avec 45 intérimaires, et les heures supplémentaires sont nombreuses. C'est incroyable. Les patrons veulent une nouvelle race de travailleurs, prêts à tout et flexibles. »

Patrick Magnette, CGT. -- « Depuis mardi, tous les jours, les grévistes de FVM ont des contrôles d'huissiers, avec des noms pris au hasard. L'idée est de casser le mouvement, alors que l'inspecteur du travail avait constaté des conditions de travail indécentes et a adressé plusieurs mises en demeure, jamais respectées. Il faut soutenir ces gars, qui sont au bord du gouffre. »

S. B.