Economie à Longlaville : Sipag frappée par un plan social

Publié le 17/02/2009
Neuf suppressions d'emplois sur 33 salariés. La société Sipag, implantée sur le PED à Longlaville,bat de l'aile depuis la fin d'année dernière. La grande distribution du bricolage ne passe plus commande de ses rayonnages métalliques.
Economie à Longlaville : Sipag frappée par un plan social
Economie à Longlaville : Sipag frappée par un plan social
Neuf suppressions d'emplois sur 33 salariés. La société Sipag, implantée sur le PED à Longlaville,bat de l'aile depuis la fin d'année dernière. La grande distribution du bricolage ne passe plus commande de ses rayonnages métalliques.

La crise. Encore la crise et toujours la crise. Cette frilosité ambiante des investisseurs, bon nombre de sociétés la paient cash. Dernière en date, Sipag, filiale du groupe Provost. Basée dans le bassin de Longwy, elle conçoit, fabrique et installe des produits de stockage pour les grandes surfaces de bricolage. Essentiellement des rayonnages à charge longue spécialement étudiés pour des matériaux lourds. L’entreprise a été reprise par le groupe nordiste Provost en 1997, alors que les indicateurs viraient au rouge. Seulement, aujourd’hui c’est au tour du groupe, fort d’environ 500 personnes de connaître des difficultés. Et Sipag est frappé de plein fouet puisque le plan social annoncé fait état de neuf licenciements sur les 33 que compte le seul et unique site de production de Longlaville.
«Nous sommes touchés par la crise depuis octobre. On avait réduit les horaires, fait en sorte que les salariés de Sipag prennent leurs RTT… », annonce le PDG du groupe Provost, Franck Monoyez. Et d’expliquer : «Nous n’avons pas perdu de clients, mais ils nous passent beaucoup, beaucoup moins de commandes.» A commencer par la chaîne Brico Dépôt. «La plupart de ces structures repoussent l’ouverture de leurs magasins

UN TIERS D'OUVRIERS EN MOINS

Pessimiste, le PDG n’imagine pas vraiment de jours meilleurs pour 2009, d’où le plan social. «Nous allons devoir trouver des solutions pour réaliser du chiffre d’affaires complémentaire, mais on ne peut pas éviter les suppressions de postes.» Selon la direction, des propositions de reclassement sur deux autres sites de production du groupe Provost dans le Nord ou en Alsace pourraient être envisagées. Noredine Bouaraba, lui, n’y croit pas. Délégué CFDT, seul syndicat présent dans l’entreprise, ne se fait guère d’illusions : «Nous, on est en bout de chaîne, si nos clients n’investissent plus, impossible de survivre
Au sein de l’atelier de production, c’est la consternation. Implantée sur le PED, à deux pas d’une zone fraîchement viabilisée et en attente d’entreprises, Sipag ne tournait plus rond depuis quelque temps. «On est passé par tous les stades, jusqu’au chômage partiel. Sur les 33 salariés, nous sommes 24 ouvriers parmi lesquels huit devront s’en aller. Plus un cadre.» Des départs en préretraite ? «Peut-être une personne», confie le syndicaliste. Les employés ont en moyenne 30-35 ans, sont dans la société depuis plus de cinq années. Et Noredine Bouaraba de conclure, d’un ton résigné : «Cette nouvelle fait mal… mais vu le peu d’activité qu’il reste, ces suppressions d’emplois nous apparaissaient inéluctables. »

O. C.
Publié le 17/02/2009 (Région)