Éducation : les syndicats appellent à manifester samedi

Publié le 17/03/2011
Suppression de postes : la note ne passe pas
Éducation : les syndicats appellent à manifester samedi
Éducation : les syndicats appellent à manifester samedi
Suppression de postes : la note ne passe pas

L'Est Républicain, Jeudi le 17 Mars 2011 / Nancy

 

Claude Thibaut (premier plan) et François Wey lancent un appel à la manifestation. Photo Denis MOUSTY

LE COLLECTIF « Un pays, une école, notre avenir » appelle à manifester, samedi. Des mouvements similaires devraient être organisés dans d'autres régions en France. À Nancy, le message est relayé par SGEN-CFDT, UNSA Education 54 et FSU 54. Les trois organisations syndicales sont membres du collectif qui regroupe également des fédérations de parents d'élèves et des associations complémentaires d'éducation.

Le collectif dénonce, en premier lieu, la suppression de postes prévue à la rentrée 2011. « Il faut savoir que l'académie de Nancy-Metz est la plus touchée par les suppressions (NDLR : 841 postes en moins) », attaque d'entrée François Wey, représentant du syndicat FSU 54.

« Nous déplorons le nombre conséquent de 53 suppressions de postes prévues, ainsi que le nombre encore conséquent de 237 postes partagés qui vont continuer à détériorer la qualité de l'enseignement dans notre département ».

Et sur la question des chiffres, les représentants syndicaux ont leur propre version. « Nous avons constaté une suppression de postes plus importante que prévue dans les lycées et lycées professionnels », affirme Claude Thibaut, représentant d'UNSA Education 54. « D'après mes calculs, le nombre de postes qui disparaissent s'élève à 454 et non 385 ».

Des sections supprimées

« Le nombre de postes supprimés en lycées et lycées professionnels s'élève à 385 », réaffirme de son côté le rectorat de l'académie Nancy-Metz. L'institution rappelle qu'une suppression de 16 000 postes a été décidée au niveau national, et que le nombre de postes supprimés pour Nancy-Metz résulte d'un calcul équitable entre les académies.

Cette différence de 69 postes semble tenir au mode de calcul. « L'académie compte en terme d'équivalent temps plein, soit un volume horaire de 18 heures, et nous en terme de personnes », reconnaît Claude Thibaut. « Par exemple, si le recteur décide de supprimer un poste de 10 heures dans un établissement, il ne compte pas une suppression de poste, nous si ».

Les syndicats déplorent également la disparition de certaines sections dans le département. Enfin, ils réclament la transformation des heures supplémentaires en poste fixe.

L. M.

Manifestation samedi,à partir de 14 h 30, point de rassemblement place Maginot.