ÉDUCATION VANDOEUVRE : GROGNE AU CNRS

Publié le 01/04/2009
Les organisations syndicales nancéiennes du CNRS ont l'intention d'interpeller, vendredi, le secrétaire général du Centre.
ÉDUCATION VANDOEUVRE : GROGNE AU CNRS
ÉDUCATION VANDOEUVRE : GROGNE AU CNRS
Les organisations syndicales nancéiennes du CNRS ont l'intention d'interpeller, vendredi, le secrétaire général du Centre.

Nous sommes dans un contexte de réduction des moyens, avec un plan de 850 départs à la retraite non remplacés sur quatre ans, d’éclatement programmé du CNRS en instituts et de décroissances des crédits. Dans le laboratoire où je travaille, un ingénieur de recherche partant ne sera pas remplacé, ce qui va poser d’énormes problèmes concernant notamment le fonctionnement des matériels », résume Jean Dubessy, chercheur au laboratoire «Interactions entre fluides et minéraux» à Nancy et secrétaire régional du SNCS-FSU.

Autant de causes de mécontentement que les chercheurs nancéiens ont bien l’intention de rappeler avec force à Alain Resplandy-Bernard, secrétaire général du CNRS, attendu ce vendredi au siège de la délégation régionale du Centre. Dans un contexte de mobilisation pour la défense des services publics de la recherche et de l’enseignement supérieur, les organisations syndicales nancéiennes ont décidé d’accepter l’invitation du secrétaire général puisque c’est lui qui est à l’origine de l’entrevue et d’en profiter pour exposer leurs revendications.
Pour l’intersyndicale en effet, il est primordial d’obtenir rapidement «
l’arrêt des projets de démantèlement des établissements publics scientifiques et techniques, dont le CNRS », mais aussi d’assurer le «maintien de l’organisation pluridisciplinaire du CNRS dans le cadre de la fonction publique d’État pour garantir l’indépendance de la recherche française ».
En outre, les syndicats demandent le renforcement du rôle du comité national du CNRS, instance selon eux «
légitime de l’évaluation scientifique », le retrait de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, et le retour à la récurrence des crédits de l’Agence nationale pour la recherche. Jean Dubessy estime également indispensable la «restitution des postes supprimés et l’ouverture d’un plan pluriannuel de recrutement d’emplois statutaires destiné à résorber la précarité, notamment des plus jeunes chercheurs ».
Enfin, l’intersyndicale Sgen-CFDT Recherche EPST, SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SNPREES-FO compte obtenir le retrait de la mesure de dissociation de deux unités mixtes de recherche lorraines.
H. B.
Publié le 01/04/2009 - Région