Erreur de calendrier ?

Publié le 29/10/2010
L'intersyndicale s'attendait à un fléchissement. Hier, moins de 3.000 manifestants ont défilé dans les rues de Nancy.
Erreur de calendrier ?
Erreur de calendrier ?
L'intersyndicale s'attendait à un fléchissement. Hier, moins de 3.000 manifestants ont défilé dans les rues de Nancy.

© L'Est Républicain, Vendredi le 29 Octobre 2010 / Ouverture Nancy

 

 

Le cortège, avant de s'étendre du bout du viaduc Kennedy à la moitié du pont des Fusillés, est parti de la place Dombasle. Photo Michel FRITSCH

Le sujet va très certainement alimenter les discussions de l'intersyndicale les jours qui viennent. Faillait-il maintenir une journée de mobilisation et de manifestation au beau milieu des vacances scolaires de la Toussaint ?

Certes la date était symbolique, puisque l'adoption définitive par le Parlement du projet de réforme des retraites est intervenue mercredi.

Mais hier, au moment du rassemblement sur les places Dombasle et Carnot, on était loin de l'affluence des six autres journées d'action où il n'était pas rare de voir la tête du défilé atteindre la place des Vosges alors que le reste des troupes piétinait encore place Carnot.

La journée du 6 novembre maintenue

Et au passage sous la porte Stanislas, le chiffre tombait à moins de 3.000 personnes comptabilisées - un total également donné par la préfecture alors que les organisateurs annonçaient 18.000 manifestants, validant du coup une diminution de plus de la moitié par rapport aux mobilisations précédentes.

Quoi qu'il en soit, la motivation était, elle, présente dans les rangs des manifestants. En tête, la CGT fournissait le gros des troupes... Et une sonorisation qui donnait la cadence. « On est toujours là, on ne lâchera pas ! », tonnait Sébastien qui bat le pavé chaque fois qu'il le peut.

Derrière, la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, FO, la FSU et l'UNSA complétaient l'intersyndicale, devant SUD, le Parti de gauche ou encore les représentants du Parti socialiste. L'occasion de constater, d'ailleurs, quelques divergences d'opinion.

En effet, alors que certaines organisations syndicales réclament l'ouverture de discussions et de négociations, d'autres restent droites dans leurs bottes et exigent le retrait pur et simple « de cette loi imposée de manière antidémocratique ».

Grands absents hier, les scolaires, notamment les lycéens - l'UNEF comptait, elle, quelques représentants - devraient redonner de la voix jeudi 4 novembre, jour de rentrée.

Quant à samedi 6 novembre, date d'une huitième journée de mobilisation, il reste pour le moment maintenu.

Yannick VERNINI