Ex-AHBL, un blocage levé

Publié le 10/05/2010
Didier Baclain peine à retrouver un emploi et une situation stable.
Ex-AHBL, un blocage levé
Ex-AHBL, un blocage levé
Didier Baclain peine à retrouver un emploi et une situation stable.

Le Républicain Lorrain, Lundi le 10 Mai 2010 / LON /
 

 

Les sons de cloche divergent. En même temps, rien d'étonnant, après un plan social que les ex-salariés de l'AHBL connaissent des fortunes diverses.

Hormis les personnes en préretraites ou parties volontairement, le bilan, un an après, n'a rien de scandaleux laisse entendre Francine Portailler, secrétaire du CE et représentante de FO, syndicat majoritaire. Elle annonce 18 salariés ayant retrouvé un CDI, 7 en CDD de six mois et plus, 1 en CDD de moins de six mois, 3 en création d'entreprise, 7 en formation, 2 en phase de préparation de concours, 1 en maladie et, tout de même, 14 toujours en recherche d'emploi. Evidemment, quand on fait partie de cette dernière catégorie, on ne peut voir les choses sous un jour agréable.

Mauvaise pente. C'était le lendemain du 1er mai. La fête du travail en guise de fin de travail. Didier Baclain s'en souvient comme si c'était hier. Brancardier au sein de l'hôpital, il a dû changer de voie, ce service n'ayant plus cours avec la nouvelle direction. A 46 ans, il explique être parti avec 11 000 EUR en poche, et les indemnités de chômage. Pour se remettre le pied à l'étrier, Managing carrière et Pôle emploi sont chargés de le suivre, lui comme tous les autres. Sans oublier un fonds social de reclassement. Important.

Didier nourri le projet d'une formation d'assistant de vie. C'est bien parti, mais il déclare devoir l'interrompre. Dispensée en Moselle, elle serait trop coûteuse en frais annexes (route, hébergement), et ces derniers ne seraient pas remboursés, du moins en totalité, toujours selon Didier Baclain. Un homme pour qui il semble difficile de remonter la pente, dénonçant au passage des fonds alloués qui resteraient bloqués, malgré diverses sollicitations.

Soutien. Didier Baclain a trouvé du soutien auprès de la CFDT. Le délégué syndical Philippe Palumbo l'accompagne dans ses démarches. Sans vouloir rentrer dans le vif du sujet, ce délégué jette un regard froid sur la façon dont le plan social a été mené.

Une ordonnance du juge-commissaire manquait à l'appel. « Les fonds sont chez lui, je ne suis que coordinateur du plan de sauvegarde, je décide mais n'ai pas l'argent », explique l'administrateur François Bouteloup. Le chéquier n'est donc pas entre ses mains. comme ce fut le cas lors d'une autre affaire ô combien douloureuse dans le bassin : Daewoo. Et Me Bouteloup évoque un problème de décision de justice qui doit émaner du tribunal... En effet, il manquait une ordonnance du juge-commissaire pour que le cabinet de Me Maroccou à Briey puisse verser certaines sommes d'argent.

Désignation de Me Schaming. Mais en fin de semaine dernière, Francine Portailler explique cette fois, que la situation s'est éclaircie. « Me Schaming, à Metz, a été désigné, Lui, il peut procéder aux différents remboursements. » Les choses devraient rentrer dans l'ordre dans le courant de cette semaine.

O. C.