Infirmiers anesthésistes mécontents

Publié le 12/03/2010
Une soixantaine d'infirmiers anesthésistes du CHU de Nancy et du CHR de Metz-Thionville se sont retrouvés, hier matin, devant les locaux de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, à Nancy, pour protester contre un protocole d'accord signé avec un seul syndicat, le très minoritaire syndicat national des cadres hospitaliers.
Infirmiers anesthésistes mécontents
Infirmiers anesthésistes mécontents
Une soixantaine d'infirmiers anesthésistes du CHU de Nancy et du CHR de Metz-Thionville se sont retrouvés, hier matin, devant les locaux de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, à Nancy, pour protester contre un protocole d'accord signé avec un seul syndicat, le très minoritaire syndicat national des cadres hospitaliers.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 12 Mars 2010. / Lorraine / LActualité 

 
 Un volet du protocole en particulier aborde la reconnaissance universitaire des diplômes des infirmiers. Dès 2012, cette profession fera son entrée dans le grand bain du LMD et par conséquent basculera dans la catégorie A. Cette modification doit passer par une revalorisation de la grille indiciaire. Jusqu'ici rien de plus normal. Mais la suite de la réforme fait grincer les dents des infirmiers anesthésistes, qui ont l'impression d'être les dindons de la farce.La nouvelle grille indiciaire avantagera, en effet, les infirmiers non spécialisés, ceux qui oeuvrent au bloc ou dans les services de puériculture, au détriment des infirmiers anesthésistes. « On ne comprend pas pourquoi la reconnaissance de notre diplôme n'est pas retenue. Nous faisons deux années d'études supplémentaires et on a l'exclusivité de notre profession. Un bloc ne tourne pas sans nous ! », plaide Françoise Ribeiro, infirmière anesthésiste au CHU de Nancy. L'autre conséquence du protocole touchera toute la profession : devenus cadres A, les infirmiers verront reculer de cinq années leur départ à la retraite. « Nous serons inscrits dans la catégorie cadre A sédentaire alors qu'aujourd'hui, notre profession est reconnue comme étant pénible et cela nous permet de partir à 55 ans », explique Françoise Ribeiro. Ces griefs ont été expliqués à des représentants de la Ddass. Hier, sur les 90 infirmiers anesthésistes du CHU de Nancy, 98 % étaient grévistes selon la CFDT. L'hôpital a dû réquisitionner des personnels grévistes pour faire tourner les blocs opératoires.