L'aide sociale en colère

Publié le 01/06/2011
Malgré la pluie sur Nancy, ils étaient hier après-midi une bonne centaine à battre le pavé, d'abord devant l'accueil d'urgence de la rue Gilbert, tenu par l'ARS, puis, après avoir parcouru la rue Saint-Jean et Saint-Georges, devant le siège de la DDCS (ancienne DDASS), Direction départementale de la cohésion sociale., pour une prise de parole.
L'aide sociale en colère
L'aide sociale en colère
Malgré la pluie sur Nancy, ils étaient hier après-midi une bonne centaine à battre le pavé, d'abord devant l'accueil d'urgence de la rue Gilbert, tenu par l'ARS, puis, après avoir parcouru la rue Saint-Jean et Saint-Georges, devant le siège de la DDCS (ancienne DDASS), Direction départementale de la cohésion sociale., pour une prise de parole.

L'Est Républicain, Mercredi le 01 Juin 2011 / 24 heures Meurthe-et-Moselle

 

 

Les mécontents sont les travailleurs sociaux lorrains qui oeuvrent pour l'hébergement d'urgence. Depuis deux années, en effet, la grogne s'est installée parmi les 600 salariés du secteur, qui ont l'impression de n'être guère entendus. Les budgets, déjà gelés sont en diminution. 5 % de moins cette année selon l'intersyndicale lorraine, qui regroupe CGT, CFDT, FO, et Sud. « C'est la première année, mais l'objectif de l'État est de baisser le budget de la Lorraine pour l'hébergement de 14 % en dix ans », explique Monique Chalubiec, de la CGT, salariée à l'ARS. « Nous sommes la seconde région à baisser le plus, juste après la Bretagne »

Et pour quelle raison la Lorraine est-elle visée ? « Parce que nous travaillons trop bien », dit Bernard Beckel, délégué FO au Grand Sauvoy (l'une des trois grandes structures avec l'ARS et le groupement Regain 54). « Leur mode de calcul nous attribue une enveloppe moindre parce que les dossiers Droit au logement (nés de l'affaire Don Quichotte il y a deux ans) sont moins nombreux en Lorraine. Pas parce qu'il y a moins de besoin, les gens sont plus abîmés en Lorraine, mais parce que les associations travaillent en bonne intelligence et se débrouillent en amont pour que le moins possible de gens en arrivent à une situation extrême et demandent le droit au logement ».

Guillaume MAZEAUD