La nuit a porté conseil

Publié le 21/10/2011
Avec des camions garés à quai, une barrière symbolique hérissée de drapeaux aux armes d'une intersyndicale CFE-CGC, FO, CFDT, CFDT et CGT pour interdire l'accès à l'entreprise, un feu que quelques mètres cubes de palettes promettaient d'alimenter toute la nuit, le site de Dachser, sur le ZAC de Fléville-Sud, présentait tous les signes cliniques d'un blocage par un piquet de salariés mécontents.
La nuit a porté conseil
La nuit a porté conseil
Avec des camions garés à quai, une barrière symbolique hérissée de drapeaux aux armes d'une intersyndicale CFE-CGC, FO, CFDT, CFDT et CGT pour interdire l'accès à l'entreprise, un feu que quelques mètres cubes de palettes promettaient d'alimenter toute la nuit, le site de Dachser, sur le ZAC de Fléville-Sud, présentait tous les signes cliniques d'un blocage par un piquet de salariés mécontents.

© L'Est Républicain, Vendredi le 21 Octobre 2011 / 24 heures Meurthe-et-Moselle

 

 


Et c'était le cas. Au moins pour une trentaine d'entre eux venus par solidarité, soutenir le cas de 14 de leurs collègues messins qui seront licenciés économiques dès le 4 novembre, avec 4 ans d'ancienneté pour les plus jeunes et 32 pour les plus anciens, qui avaient d'ailleurs ouvert l'agence mosellane. Elle fonctionnait alors sous les couleurs de Graveleau, que Dachser a absorbées en 1999, se souvient l'intersyndicale.

Des négociations avaient bien été ouvertes mercredi, pour débattre de leurs conditions de départ jugées trop chiches, mais elles ont échoué en cours de journée, vers 17 h 30. Cette rupture était estimée suffisante pour que les syndicats viennent porter le fer dans la région nancéienne. Leur choix se comprend mieux quand on sait que Fléville est aussi le siège de la direction Lorraine-Bourgogne du transporteur allemand qui restructure son réseau. Il a notamment fermé son agence de Poitiers en 2009 et celle de Mulhouse en 2010.

Alors que le contact était rompu avec la direction régionale et que le piquet était convaincu de devoir maintenir la pression jusqu'au début de l'après-midi d'hier, les choses évoluèrent manifestement dans le courant de la nuit, qui fut de bon conseil.

L'intersyndicale apprenait en début de matinée et de la direction nationale du groupe (qui compte 3.200 salariés dans le pays et 20.000 à travers le monde) que Dachser allait réexaminer les conditions de départ des futurs licenciés.

Ce changement de position était perçu comme une bonne nouvelle par les syndicalistes qui levèrent le piquet dans la foulée. Le prochain contact est fixé au 27 octobre, date à laquelle Dachser fera part de ses avancées.

Frédéric CLAUSSE