La polyclinique Gentilly en grève

Publié le 25/11/2011
Les grévistes dénoncent les méthodes de gestion du propriétaire, le groupe Vitalia
La polyclinique Gentilly en grève
La polyclinique Gentilly en grève
Les grévistes dénoncent les méthodes de gestion du propriétaire, le groupe Vitalia

© L'Est Républicain, Vendredi le 25 Novembre 2011 / Ouverture Nancy

Piquet de grève important, hier matin, devant la polyclinique Gentilly, sur le plateau de Haye.

Les grévistes dénoncent les méthodes de gestion du propriétaire, le groupe Vitalia.

le bloc opératoire de la polyclinique Gentilly était à l'arrêt, hier, sur le plateau de Haye, à Nancy, et les admissions dans l'établissement interrompues pour cause de grève de l'ensemble des catégories de personnels.

L'intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, estimait le taux de grévistes à 70 %. Mais la direction a procédé à un certain nombre de réquisitions de personnels, afin d'assurer la prise en charge des patients déjà hospitalisés. Le directeur, Mickaël Munier, précisait s'être mis en rapport avec les autres centres de soins de l'agglomération pour organiser le suivi des patients, notamment dialysés.

Manque de produits de base...

Un préavis de grève était également déposé à la clinique Ambroise-Paré voisine, mais le conflit a été désamorcé dans la matinée par une ouverture de dialogue de la direction. Ces deux établissements font partis du groupe Vitalia, dont les méthodes de gestion sont dénoncées par les grévistes.

« Les médecins ne font pas grève car ils sont en exercice libéral, mais beaucoup ont décalé leurs rendez-vous en signe d'exaspération, car ils ont de plus en plus de mal à exercer leur métier », assurent les délégués de l'intersyndicale.

Parmi les griefs : le travail à flux tendu, la gestion des stocks à flux tendu, le respect des conventions collectives et des dispositions légales de négociations dans l'entreprise.

« Le taux d'absentéisme augmente en raison du stress et du ras-le-bol des gens. Les absences ne sont que partiellement remplacées. Les conditions de travail se dégradent. On manque de matériels ou de produits de base comme les tubulures de perfusion, le désinfectant des blocs opératoires, les compresses. Tout ça pour des raisons économiques », dénoncent les délégués syndicaux.

Vitalia constitue un puissant groupe de cliniques, propriété du fonds de pension américain Blackstone. « Un management répressif s'est peu à peu instauré, avec départ des cadres pouvant faire obstacle à ces méthodes. Six ont quitté l'entreprise en cinq mois ! Le climat social s'est tendu. Il existe une perte de confiance envers les dirigeants... » affirment les délégués syndicaux de Gentilly.

Le directeur, de son côté, a montré une volonté d'ouverture en entamant des négociations. « Je confirme l'attribution d'une enveloppe de 40 000 à 50 000 EUR de matériels courants et d'équipements. Mais je ne céderai pas sur les modalités de remplacements dans les services... » indique Mickaël Munier.

Les négociations se poursuivaient hier soir.