Le 1er mai, plus que jamais

Publié le 29/04/2012
Les organisations syndicales appellent à une forte mobilisation pour faire mentir le président-candidat.
Le 1er mai, plus que jamais
Le 1er mai, plus que jamais
Les organisations syndicales appellent à une forte mobilisation pour faire mentir le président-candidat.

© L'Est Républicain, Dimanche le 29 Avril 2012 / 24 heures Meurthe-et-Moselle
« Ce sera une journée contre les politiques d'austérité engagées en France et dans tous les pays européens. » Photo d'archives

« Il n'y aura pas que des responsables syndicaux dans la rue ! » prévient Pascal Debay, secrétaire général de l'union départemental de la CGT 54. Six organisations (CGT-CFDT-FSU-Solidaires-UNEF-UNSA) lancent un appel unitaire à la mobilisation : le 1er Mai doit faire date, la participation doit être massive.

« L'heure est sérieuse, nous avons choisi pour slogan commun : Changer de politique. » Les représentants syndicaux sont remontés comme des coucous après l'annonce du président candidat d'un grand rassemblement à Paris pour fêter « le vrai travail ».

Leur objectif est clair : les salariés doivent être nombreux à relever le défi et battre le pavé mardi à leurs côtés, à Nancy.

« Il faut faire barrage à l'opération de récupération orchestrée par Nicolas Sarkozy. Le 1er Mai reste un symbole international de fraternité ! », appuie Denis Hassler, secrétaire général de la CFDT.

« Le Smic à 1.700 EUR »

« Ce sera une journée contre les politiques d'austérité engagées en France et dans tous les pays européens », opine du chef Jean-Pierre Balberde, pour les retraités - et les actifs - Unsa. « La démocratie sociale et laïque est en danger ! », poursuit-il. Ils n'avancent pas masqués, annoncent la couleur avec leur slogan commun, « changer de politique », ce rassemblement sera l'occasion de protester contre la politique menée depuis cinq ans par l'actuel président.

« L'Education nationale a été le coeur de cible du gouvernement de Nicolas Sarkozy », lâche, amer, François Wey pour la FSU. « Il y a eu 80.000 suppressions de poste en France, 6.000 en Lorraine. Des suppressions de vrais emplois », grince-t-il encore.

L'Unef, par la voix de Lauranne Witt, n'est pas moins cinglante : « Cinq ans de Sarkozysme ont été tout autant d'années contre les jeunes. Depuis 2007, le taux d'accès des enfants de familles modestes aux études supérieures a reculé de 9 %. Les dépenses obligatoires pour les étudiants ont grimpé dans le même temps de 33 %. La loi sur l'autonomie des universités ? Aujourd'hui, un établissement sur deux est en situation de déficit. »

Ils le martèlent, le 1er Mai doit faire figure de démonstration de force. « Il faut faire entendre nos revendications du futur président de la République, quel qu'il soit à l'issue du scrutin. » Et, qu'on se le dise, les syndicats exigeront que le progrès social soit placé au coeur des politiques européennes. « Même si c'est François Hollande qui l'emporte, ce ne sera pas une fin en soi. Nous ne lui signerons pas de chèque en blanc ! Le contexte sera peut-être plus apaisé, mais il y aura de nombreuses choses à faire », assure Denis Hassler.

Pascal Debay se fait plus précis. « Il n'y aura pas de frein à nos revendications. La première d'entre elles concernera le Smic, nous demandons qu'il soit porté à 1.700 EUR brut ». Le troisième tour sera social ou ne sera pas.

Valérie RICHARD

Rassemblement du 1er Mai, à 10 h 30, place Dombasle à Nancy.

 

Après le défilé, place aux animations.

La CFDT fêtera le 1er mai à la Pépinière. Au programme, concerts, spectacles, débats, projections... De 12 à 19 h.

La CGT plantera ses stands place Driant. Restauration et diverses animations sont prévues.

Amnesty International profitera de cette journée pour une action militante et un happening pour les droits humains en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. A partir de 14 h, terrasses de la Pépinière.