Le prix du redressement

Publié le 28/02/2011
Ce redressement est incontestable, reconnaît Alex Gorge, secrétaire de la section CFDT du CHU de Nancy.
Le prix du redressement
Le prix du redressement
Ce redressement est incontestable, reconnaît Alex Gorge, secrétaire de la section CFDT du CHU de Nancy.

L'Est Républicain, Lundi le 28 Février 2011 / Région Lorraine

 

« Mais à quel prix ? » interroge toutefois le syndicaliste. Qui s'explique : « Ce qui nous inquiète, ce sont d'une part l'investissement, d'autre part la dette qui augmente chaque année ».

Face à « des capacités d'investissement réduites » qui menacent « la compétitivité » du CHU, craint Alex Gorge et à « un taux d'endettement qui sera supérieur à 100 % en 2014 », dit-il, une seule solution, estime le syndicaliste : « Il nous faut une recapitalisation à double titre : un apport par anticipation pour rembourser la dette et pour continuer à investir » dans un monde où l'évolution, en terme d'équipements entre autres, est « rapide ».

Les restructurations ? « Il y avait des choses à faire », admet le représentant du 1er syndicat au sein du CHU, toutefois, « si ces réorganisations se font a minima car il n'y a aucune marge de manoeuvre, on ne peut accepter », dit-il.

Aujourd'hui, chaque poste supprimé se ressent, assure Alex Gorge, « on travaille à flux tendu ». Et de prendre l'exemple de la réduction de l'équipe de secours d'agents de service hospitaliers destinée aux remplacements maladie et congés : « En rognant sur la marge de manoeuvre, au moindre grain de sable, les tensions se font sentir ».