Les « Arcelor » ne lâcheront rien

Publié le 11/11/2012
Zebda, c'est la musique et la chanson, mais c'est aussi un engagement en faveur du monde ouvrier. Vendredi, peu avant leur concert, les membres du groupe se sont réunis en mairie de Longlaville pour retrouver leurs potes d'ArcelorMittal.
Les « Arcelor » ne lâcheront rien
Les « Arcelor » ne lâcheront rien
Zebda, c'est la musique et la chanson, mais c'est aussi un engagement en faveur du monde ouvrier. Vendredi, peu avant leur concert, les membres du groupe se sont réunis en mairie de Longlaville pour retrouver leurs potes d'ArcelorMittal.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 11 Novembre 2012 / MMN
 
Aux côtés de Zebda, les salariés d'Arcelor ont revêtu les couleurs de la lutte et ce fameux tee-shirt : « On ne lâche rien ! »

 

Une dizaine d'employés de l'usine de Florange étaient présents. Antoine, Loïs et les autres ont remercié vivement Zebda pour leur soutien sans faille. D'anciens sidérurgistes, syndicalistes du bassin étaient également à leurs côtés. « Nous remercions Zebda qui nous suit à 100 % depuis le début de notre combat. Grâce à des artistes comme eux, comme Lavilliers, Bedos, nous avons la force de continuer. Je le dis et je le répète, on ne lâchera rien ! »

Roger Corbellotti, maire de Longlaville, est revenu sur les événements de Longwy en 1978. « J'ai été témoin et acteur des luttes, en tant qu'ancien sidérurgiste, je comprends leur combat et je le défends. Longwy a été sacrifiée au nom de l'Europe, Florange au nom de la compétitivité mondiale. L'acier lorrain doit continuer à vivre, l'acier français doit continuer à vivre. »

Hamdi Toudma, président de l'association Avicenne Pôle Europe, à l'initiative de cette rencontre, a rappelé que le Festival de la calligraphie était dédié à la lutte des 'Arcelor' : « Je suis un enfant de la sidérurgie, j'ai très peu connu les luttes, mais je garde des souvenirs difficiles de la reconversion. Nous avions toujours peur que notre papa soit dans le lot des personnes licenciées. »

Robert Giovanardi, syndicaliste CFDT, a félicité ses camarades de lutte : « Je sais à quel point cela peut être difficile. Vous êtes allés jusqu'au plus haut niveau et je sais que vous n'avez pas fini. L'unité intersyndicale est importante quand on a en face de nous des gouvernements. »

Plus motivés que jamais, les salariés ont affirmé « vouloir continuer jusqu'au bout. Pendant la campagne présidentielle, beaucoup de personnes ont défilé à Florange. Certains se sont engagés, alors aujourd'hui, on attend. Sarko nous a enfumés, on veillera à ce que Hollande et Montebourg n'en fassent pas autant. Il y a deux à quatre pistes pour des repreneurs potentiels, 629 emplois sont menacés, derrière ces emplois, il y a des familles et des enfants. Nous, on ne veut pas aller pointer au chômage et aller mendier dans les services sociaux. Alors on continuera à se battre, on ne lâchera rien ! »