Les cheminots se mobilisent pour lutter contre la mort du site de Blainville-Damelevières

Publié le 16/01/2011
Manifestation « Un véritable cataclysme ». Près de 150 personnes, inquiètes de l'avenir du site de Blainville-Damelevières, étaient rassemblées hier.
Les cheminots se mobilisent pour lutter contre la mort du site de Blainville-Damelevières
Les cheminots se mobilisent pour lutter contre la mort du site de Blainville-Damelevières
Manifestation « Un véritable cataclysme ». Près de 150 personnes, inquiètes de l'avenir du site de Blainville-Damelevières, étaient rassemblées hier.

© L'Est Républicain, Dimanche le 16 Janvier 2011 / Lunéville et sa région 
 

IL Y AVAIT DES ELUS, des actifs et des retraités de la SNCF, des voisins, des amis, de nombreux représentants de la CGT, de Sud Rail, de la CFDT, d'UNSA. Au total près de 150 personnes étaient rassemblées devant la gare de Damelevières, hier matin, en réponse à l'appel à la mobilisation initié par la CGT-Cheminots et repris par l'intersyndicale. Un mouvement décidé au lendemain de l'annonce faite par la direction du fret-SNCF de vouloir faire disparaître plus de trente emplois sur le site dans les six mois à venir.

Un énième coup de masse sur la tête des cheminots à peine remis de la perte de 18 postes lors du dernier semestre 2010. Le site de Blainville-Damelvières, carrefour du fret dans le Lunévillois comptait 2000 agents en 1955, puis 900 en 1986, pour passer à 620 en 1989 alors qu'ils sont 120 aujourd'hui. « Et demain, combien restera-t-il de cheminots ici ? Ce qui nous arrive, c'est un véritable cataclysme », a lancé Yves Petitdidier, représentant CGT lors d'un discours marqué par les inquiétudes et les interrogations : « Comment comprendre que des zones industrielles soient aujourd'hui totalement abandonnées par le rail au profit du transport routier (..) Nous sommes à l'opposé du Grenelle de l'environnement. »

Si l'avenir du site de Blainville-Damelevières, traditionnellement voué au tirage, est au coeur des inquiétudes, les syndicats, unis, ont également rappelé les souffrances de tout un territoire, en témoigne la banderole derrière laquelle les manifestants ont défilé « Tous ensemble pour le service public et l'emploi ». À plusieurs reprises, Yves Petitdidier l'a martelé : « la Lorraine Sud est en train de crever à petit feu. » L'effectif des enseignants. La réforme des retraites. Les 35 heures. Le chômage. Autant de sources d'inquiétudes s également évoqués par les divers représentants syndicaux avant que le rassemblement ne se transforme en manifestation. Parti de la gare, le cortège a rejoint la salle polyvalente dans un silence qui en disait long.

Jean-Christophe PIGNON