Licenciements à la CAF confirmés

Publié le 20/07/2011
Les quatre techniciens-conseil de la Caisse d'allocations familiales de Nancy (CAF), convoqués la semaine dernière à un entretien préalable au licenciement, ont reçu leur lettre recommandée. La direction leur signifie leur licenciement pour « insuffisance professionnelle ». Les quatre salariés sont même dispensés d'effectuer leurs deux mois de préavis.
Licenciements à la CAF confirmés
Licenciements à la CAF confirmés
Les quatre techniciens-conseil de la Caisse d'allocations familiales de Nancy (CAF), convoqués la semaine dernière à un entretien préalable au licenciement, ont reçu leur lettre recommandée. La direction leur signifie leur licenciement pour « insuffisance professionnelle ». Les quatre salariés sont même dispensés d'effectuer leurs deux mois de préavis.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 20 Juillet 2011 / Région
 

 

Hier, l'intersyndicale, FO-CGT et CFDT, a tenu une conférence de presse dans les locaux du CE, en présence de trois des quatre personnes concernées. Ces dernières ont suivi une formation pointue de dix-huit mois, couronnée avec succès par un examen. Comme tous les stagiaires, elles ont bénéficié, par la suite, d'un stage probatoire de trois mois reconductible. « L'accompagnement des stagiaires a été défaillant depuis le départ », dénoncent les représentants de l'intersyndicale.

Au bout de dix-huit mois de formation, les nouveaux techniciens-conseil doivent instruire chaque jour vingt-et-un dossiers et répondre à trois communications téléphoniques. Les quatre licenciés n'étaient, selon les intéressés et les représentants syndicaux, pas très éloignés des objectifs. « Pour nous, le motif des licenciements pourrait être différent ». Le fait que certains sanctionnés n'aient pas peur de dire ce qu'ils pensent expliquerait, selon les syndicats, leur mise à l'écart. Les quatre licenciés ont décidé de porter leur éviction devant le conseil des prud'hommes.

L'intersyndicale est mobilisée depuis une quinzaine de jours contre ces licenciements, elle ne baisse pas les bras et donne rendez-vous à la rentrée pour des actions « dures. Nous voulons la réintégration de nos collègues ». En plus, les trois organisations syndicales pointent la « mauvaise ambiance et les pressions » exercées sur les salariés. En attendant la rentrée sociale, les représentants du personnel s'inquiètent des conséquences de ces départs imposés sur le retard endémique dont souffre la Caisse.

M.-O.N.