Licenciements en projet à la CAF

Publié le 08/07/2011
Les syndicats n'acceptent pas que quatre personnes puissent être mises à la porte du jour au lendemain.
Licenciements en projet à la CAF
Licenciements en projet à la CAF
Les syndicats n'acceptent pas que quatre personnes puissent être mises à la porte du jour au lendemain.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 08 Juillet 2011 / MMN /

 

Ils sont quatre à passer ce matin, quatre techniciens-conseils. La directrice de la Caisse d'allocations familiales de Meurthe-et-Moselle doit les recevoir : il leur est reproché une « insuffisance de résultats ». Cet entretien pourrait déboucher sur un licenciement.

La nouvelle a ému l'ensemble de la CAF. Un premier débrayage a eu lieu hier matin, à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFDT-FO. Une centaine de personnes s'est rassemblée dans la cour du bâtiment. « Nous avons vu des services qui ne débrayaient jamais se joindre à nous », observent les représentants de l'intersyndicale. Pour eux, cela est révélateur du climat qui règne à la Caisse.

« Un choc pour eux »

Les quatre techniciens n'atteindraient pas les objectifs fixés de 24 dossiers traités par jour. Ils ont été formés en interne pendant plus de deux ans. Ils étaient dans leur période probatoire. Les syndicats considèrent que les personnes qui auraient dû les gérer et les aider n'ont pas été assez présentes. Aucun signal d'alerte n'a été émis par la direction.

« Ils ont reçu les convocations à leur entretien, sans autre avertissement, expliquent les syndicats. Cela a été un choc pour eux. »

La direction explique que des alertes avaient été données en tête à tête aux quatre personnes concernées. « Nous avons formé 28 personnes. Seules ces quatre posent des problèmes sérieux, précise Viviane Chevalier, la directrice de la Caisse de Meurthe-et-Moselle. Je vais les recevoir et les écouter. » Elle conteste qu'elles aient été moins bien encadrées.

Un nouveau débrayage est prévu ce matin, au moment des entretiens préalables. Les syndicats ont déposé un préavis renouvelable et comptent poursuivre leur mouvement.

Ils estiment que la politique du chiffre nuit à la qualité de leur travail : « Tout cela est fait pour rattraper le retard de dossiers », disent-ils. Il faut un mois et demi pour traiter une demande contre quinze jours espérés.

Ju. B.