Plus forte que la première

Publié le 24/09/2010
9.000 selon la police, 42.000 selon la CGT, 30.000 selon FSU...
Plus forte que la première
Plus forte que la première
9.000 selon la police, 42.000 selon la CGT, 30.000 selon FSU...

L'Est Républicain, Vendredi le 24 Septembre 2010 / Ouverture Nancy

 

La manifestation d'hier contre la réforme des retraites a rassemblé un peu plus de monde que celle du 7 septembre. Photos Patrice SAUCOURT

 

La police et les organisations syndicales sont au moins d'accord sur la tendance : la manifestation d'hier contre la réforme des retraites a rassemblé un peu plus de monde que celle du 7 septembre. Mais les écarts de chiffres donnés de part et d'autre sont tout aussi abyssaux. Ils étaient 9.000 dans la rue hier selon la police, 42.000 selon la CGT et 30.000 selon FSU.

Malgré la participation cette fois d'une cinquantaine d'étudiants de la fac de lettres (absents lors de la dernière manifestation), beaucoup redou- taient en début d'après-midi le « bide », malgré une météo estivale. Mais les rangs se sont gonflés imperceptiblement. Dans le cortège, beaucoup plus animé que le 7 septembre, des salariés du privé (Solvay, Cap Gemini...) défilaient aux côtés de ceux du public.

« Les jeunes ont de plus en plus de mal à entrer dans le marché du travail », explique Christophe, salarié du privé, syndiqué à la CFDT. « Et les seniors en sont exclus de plus en plus tôt. Qui pourra cumuler autant d'annuités ? » Les slogans dénonçaient l'injustice faite aux femmes. « 85 % des travailleurs partiels sont des travailleuses », pouvait-on lire sur les pancartes. ou plus trivial : « Femme boniche, femme potiche, on en a plein les... »

« Avec la réforme je serai obligée de travailler jusqu'à 71 ans pour avoir une retraite à taux plein », explique Françoise, une assistante maternelle non syndiquée, entrée sur le marché du travail à l'âge de 30 ans mais qui a été confrontée à lune longue période de chômage.

Pascal Debay secrétaire général de la CGT, la journée d'hier est un « succès » : « Loin de s'essouffler, le mouvement s'installe dans la durée ».

A Toul, 200 personnes avaient manifesté le matin. 150 selon la police.

S. L.