Prud'hommes : unis pour défendre le greffe

Publié le 14/01/2012
Une heure avant le début de l'audience solennelle de rentrée du conseil des prud'hommes de Nancy, une bonne vingtaine de syndicalistes et de conseillers prud'homaux (collège salariés) se tenaient, hier, devant l'entrée du tribunal de grande instance.
Prud'hommes : unis pour défendre le greffe
Prud'hommes : unis pour défendre le greffe
Une heure avant le début de l'audience solennelle de rentrée du conseil des prud'hommes de Nancy, une bonne vingtaine de syndicalistes et de conseillers prud'homaux (collège salariés) se tenaient, hier, devant l'entrée du tribunal de grande instance.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 14 Janvier 2012 / MMN

Ils protestaient contre le manque de moyens du personnel de greffe. Le greffe devrait tourner avec onze fonctionnaires, ils ne sont que 9,40. Effectif miné par des salariées malades. Conséquence directe selon Denis Hassler, secrétaire général de la CFDT 54 et porte-parole de l'intersyndicale : l'allongement des délais. « Dans la section commerce, il faut six mois de plus pour traiter un dossier », assure-t-il.

Sur ce manque de moyens humains, les conseillers prud'homaux ont alerté la première présidente de la cour d'appel et les parlementaires nancéiens. Les derniers ont saisi le ministre, la première présidente aussi. Pour l'instant, l'intersyndicale n'a pas de retour. Mais lors de l'audience solennelle de rentrée, le président sortant Georges Tschinchang (collège employeur) a aussi pointé le manque de diligence des parties pour expliquer l'étirement du traitement des dossiers. Petite consolation, le départ imminent du directeur de greffe du CPH sera compensé presque immédiatement, ce qui n'était pas prévu.

Gérard Holzammer (CGT) a pris la présidence du conseil nancéien.