RTB Pharma Le siège d'Heillecourt fusionne avec celui de Créteil, et disparaît...

Publié le 21/01/2011
Licenciements à la CERP
RTB Pharma Le siège d'Heillecourt fusionne avec celui de Créteil, et disparaît...
RTB Pharma Le siège d'Heillecourt fusionne avec celui de Créteil, et disparaît...
Licenciements à la CERP

© L'Est Républicain, Vendredi le 21 Janvier 2011 / Nancy

 

L'automate permet de gérer les commandes de 450 pharmacies.

Photo archives Dominique CHARTON

Le compte à rebours engagé il y a deux ans va bientôt arriver à terme, rue des Tilleuls, à Heillecourt. Le décompte a démarré quand le groupe allemand Phoenix a racheté, pour 800 MEUR, l'activité de distribution de médicaments de la CERP Lorraine, sous le nom de RTB Pharma.

Le siège social de l'ex CERP est donc censé fermer prochainement. Ou plutôt fusionner avec celui de RTB Pharma, qui se trouve à Créteil, et qui doit lui-même fusionner avec celui de Phoenix Pharma France, la maison mère...

La procédure concernant les 49 salariés du site administratif d'Heillecourt est sur le point de s'achever. Employés de la comptabilité, des ressources humaines, du service informatique. Ils étaient au nombre de 67, il y a deux ans. Dix-sept postes ont été supprimés par non-renouvellement de personnel. Ceux qui restent se trouvent face à un dilemme cornélien. Ils doivent choisir entre un départ à Créteil afin de sauver leur emploi, ou rester à Nancy pour chercher du travail...

« On a regardé combien coûte un logement à Créteil. C'est beaucoup plus cher qu'à Heillecourt ! Et ce n'est pas facile de tout quitter au bout de 20 ou 30 ans d'ancienneté. Les gens ont leur vie ici, sont mariés, ont une famille, un conjoint qui a aussi un travail... », témoigne le délégué CFDT du site de distribution de médicaments.

La quasi-totalité des employés refuserait de partir. Préférant le plan social avec, à nouveau, un choix difficile à faire : une procédure de départ volontaire, ou un licenciement économique.

Le site de distributionpas touché

« Les conditions de départ sont différentes en fonction de l'âge, de l'ancienneté, du poste, chaque salarié doit vérifier ce qui lui est le plus favorable », explique une élue du CE ayant participé aux négociations du plan social.

Les 49 salariés avaient jusqu'à mi-janvier pour faire connaître leur décision à la direction. Les lettres de licenciement devraient suivre. Le calendrier de la direction prévoyait une fermeture du site administratif au 31 janvier. La procédure ne sera vraisemblablement pas achevée à cette date. Mais les employés du site administratif savent que les jours sont comptés.

Ceux de l'usine d'approvisionnement, à côté du marché de gros, ne sont évidemment pas touchés. L'automate acquis il y a deux ans permet de gérer efficacement les commandes de 450 pharmacies, pour 3.700 produits alignés dans le magasin de la machine, et 28.000 références de médicaments et produits d'officine disponibles.

Quatre-vingts employés relèvent le défi de livrer les pharmacies de la région deux fois par jour, en deux heures, entre l'arrivée de la commande et sa livraison.

Philippe MERCIER