SANTÉ HOPITAL DE MONT-SAINT-MARTIN : «SANS ALPHA SANTE, ON IRAIT JUSQU'A LA LIQUIDATION»

Publié le 11/03/2009
Hôpital encore et toujours. Force ouvrière veut marquer sa différence avec les autres syndicats. Et clame que la cession à Alpha Santé est «la moins mauvaise chose qui puisse arriver aujourd'hui à l'AHBL».
SANTÉ HOPITAL DE MONT-SAINT-MARTIN : «SANS ALPHA SANTE, ON IRAIT JUSQU'A LA LIQUIDATION»
SANTÉ HOPITAL DE MONT-SAINT-MARTIN : «SANS ALPHA SANTE, ON IRAIT JUSQU'A LA LIQUIDATION»
Hôpital encore et toujours. Force ouvrière veut marquer sa différence avec les autres syndicats. Et clame que la cession à Alpha Santé est «la moins mauvaise chose qui puisse arriver aujourd'hui à l'AHBL».

La guerre syndicale, nous, on ne la voulait pas.» Pourtant, il y a une réelle divergence entre Force ouvrière et les autres. C’est-à-dire CGT, CFDT, CFE/CGC et CFTC. Du côté de FO, Francine Portailler affirme qu'«Alpha Santé est la seule solution raisonnable pour accompagner le changement et assurer l’avenir.» Et la syndicaliste d’expliquer : « C’est vrai que l’Agence régionale de l’hospitalisation a dit qu’elle maintiendrait une offre de soin. Mais l’ARH nous laisserait aller jusqu’à la liquidation ! Et là, ce serait 1 076 salariés licenciés. L’ARH n’a pas pour obligation de nous reprendre. Alpha Santé, c’est la solution 'la moins mauvaise'. Eux aussi, ils sont PSPH. C’est-à-dire un hôpital privé sans but lucratif participant au service public. Ils ont donc les mêmes conventions collectives que nous.» Mme Portailler, fidèle à elle-même, ne mâche pas ses mots. Et de revenir sur le dernier vote du comité d’entreprise. «On s’est abstenu, pas parce qu’on approuve les licenciements mais la question à l’ordre du jour était de porter un avis sur la cession envisagée.» De son côté, son collègue Michel Mengin revient sur les raisons qui ont conduit l’AHBL à voir son sort scellé par un tribunal de grande instance. «Certes, la tarification à l’acte a pénalisé l’hôpital, d’autant que l’activité chute toujours. Mais ne mettons pas uniquement la faute sur les dispositions gouvernementales, c’est avant tout la gestion interne qui est en cause. Si encore les élus qui siègent au conseil d’administration avaient dit 'on change', mais non. Rien.» Il est vrai qu’en mai 2008, FO avait montré sa volonté qu’un nouveau président arrive au conseil d’administration, en l’occurrence Edouard Jacque. Seul point de consensus avec les autres syndicats : la nécessité d’inviter les salariés de l’hôpital, la population et l’ensemble des élus à se rendre vendredi, à 9 h devant le tribunal de Briey pour donner (ensemble) de la voix, et montrer que la mobilisation ne s’est pas effilochée.

O. C.
Publié le 11/03/2009 - Longwy