Social Manifestation à Briey - Les seniors se font des cheveux blancs

Publié le 17/10/2009
Environ 130 personnes se sont retrouvées hier après-midi devant la sous-préfecture pour faire entendre leurs inquiétudes sur leur pouvoir d'achat et leur protection sociale.
Social Manifestation à Briey - Les seniors se font des cheveux blancs
Social Manifestation à Briey - Les seniors se font des cheveux blancs
Environ 130 personnes se sont retrouvées hier après-midi devant la sous-préfecture pour faire entendre leurs inquiétudes sur leur pouvoir d'achat et leur protection sociale.

Environ 130 personnes se sont retrouvées hier après-midi devant la sous-préfecture pour faire entendre leurs inquiétudes sur leur pouvoir d'achat et leur protection sociale.
«On a des citernes de lait que les agriculteurs nous ont demandé de lâcher», plaisante Daniel Stochment, l’un des retraités CGT. Hier en effet, il n’y avait pas que les professionnels de la terre à battre le pavé. Les seniors de la CGT et de la CFDT s’étaient donné rendez-vous à la sous-préfecture de Briey. Environ 130 personnes de tous les horizons (métallurgie, mine, chemin de fer, fonction publique…) sont venues de l’arrondissement de Briey, du pays de Longwy et de la vallée de l’Orne.
Comme dans le reste de l’Hexagone, les manifestants ont protesté contre la suppression de la revalorisation de leurs pensions de retraite, les dépassements abusifs des honoraires médicaux, le non-remboursement de certains médicaments… Une situation qui malmène leur pouvoir d’achat. «Sur les 7 millions de pauvres, 2 millions sont des retraités», a souligné Marc Biglieto, l’un des meneurs du mouvement, avant d’être reçu avec une délégation en sous-préfecture.
Annie Lavaux, chef du bureau de la réglementation générale et des affaires locales, les a accueillis. Outre leurs revendications, les dix membres de la délégation lui ont rappelé «la casse» de la Sécurité sociale, la suppression des centres de soins du régime minier… «50 % des veuves de mineurs vivent sous le seuil de pauvreté.Ça devient une catastrophe, a encore déclaré Marc Biglieto. On n’en peut plus, on est en train de nous casser…»

G. I.
 

Publié le 17/10/2009 (Briey)