Social manifestation des eurostamp - Le mauvais scénario

Publié le 31/10/2009 (mis à jour le 31/10/2009)
Une centaine de salariés de l'entreprise Eurostamp de Villers-la-Montagne a manifesté en marge de l'ouverture du festival du Film italien de Villerupt, hier soir.
Social manifestation des eurostamp - Le mauvais scénario
Social manifestation des eurostamp - Le mauvais scénario
Une centaine de salariés de l'entreprise Eurostamp de Villers-la-Montagne a manifesté en marge de l'ouverture du festival du Film italien de Villerupt, hier soir.

 

A l'heure   de l'ouverture du festival, hier,   les salariés ont manifesté à Villerupt.
A l'heure de l'ouverture du festival, hier, les salariés ont manifesté à Villerupt.

Nous sommes là pour la défense de nos emplois, a rappelé Christophe Rennesson, délégué syndical CFDT, en tête de la manifestation qui a réuni hier soir une centaine de salariés d'Eurostamp, à l'heure de l'ouverture du festival de du Film italien de Villerupt. Nous profitons de cette occasion pour montrer notre mobilisation. Et puis, nous travaillons pour un groupe italien. Nous espérons que cet appel au secours sera entendu. Nous sommes 107 sur la sellette, c’est 107 de trop. » A tour de rôle, le député Christian Eckert, Alain Casoni, le maire de Villerupt, et plusieurs délégués syndicaux ont pris la parole. «Nous sommes là quand c’est fête mais aussi quand il faut défendre l’emploi, a martelé le député. Mais cette lutte collective sera, à terme, une lutte individuelle lorsqu’il faudra évoquer le cas par cas. Nous avons tenté de trouver des solutions comme le contrat de transition professionnelle sans pour autant qu’il soit totalement satisfaisant. Et je maintiens qu’il est paradoxal que l’Etat reste sourd à vos revendications alors qu’il soutient les banques. »

A Turin en novembre

A son tour, Alain Casoni, maire de Villerupt a manifesté son soutien aux salariés. «Vous êtes les bienvenus dans notre ville, en ce jour d’ouverture du festival. D’autant plus que le thème de cette édition est 'Quand la classe ouvrière allait au paradis'. Vous êtes celles et ceux qui font la richesse et les bénéfices de cette région et nous ferons en sorte que personne ne reste au bord du chemin. »
L’intersyndicale compte continuer à faire du bruit. «Nous avons demandé à un cabinet d’expertise de vérifier et analyser les conditions de travail et de santé des salariés après les licenciements », a confié Christian Goeury, secrétaire du CHSCT de l’entreprise.
Le 12 novembre, une délégation se rendra à Turin afin d’entrer directement en contact avec les responsable de l’entreprise et tenter de négocier.

E.P.
Publié le 31/10/2009 (Région)