SOCIAL VOTATION CITOYENNE - Le «non» passe comme une lettre à la poste

Publié le 04/10/2009
Barrage filtrant à Saulnes, bureaux de vote dans de nombreuses autres communes du département... et large victoire des opposants à la privatisation de La Poste. Les Meurthe-et-Mosellans ont répondu à l'appel à la mobilisation, même si celle-ci reste symbolique.
SOCIAL VOTATION CITOYENNE - Le «non» passe comme une lettre à la poste
SOCIAL VOTATION CITOYENNE - Le «non» passe comme une lettre à la poste
Barrage filtrant à Saulnes, bureaux de vote dans de nombreuses autres communes du département... et large victoire des opposants à la privatisation de La Poste. Les Meurthe-et-Mosellans ont répondu à l'appel à la mobilisation, même si celle-ci reste symbolique.

A Saulnes,   les élus   ont mis   en place   un barrage filtrant,   afin   de sensibiliser les automobilistes à l'avenir   de La Poste.
A Saulnes, les élus ont mis en place un barrage filtrant, afin de sensibiliser les automobilistes à l'avenir de La Poste.

Bureau de poste mort !», «La privatisation de La Poste ? Il faut être timbré ! » Les slogans allaient bon train, hier matin, du côté de Saulnes. Le maire Adrien Zolfo et les élus avaient misé sur une opération symbolique en organisant un barrage filtrant devant la mairie. «A partir de la fin du mois, les bureaux de La Poste de Saulnes seront ouverts deux heures par jour et uniquement le matin, pestait le premier magistrat. On pense même qu’ils fermeront dès que l’employée prendra sa retraite… Ce n’est pas admissible, on ne peut pas accepter cette réorganisation. D’autant plus que cela dure depuis des années ! »
Une trentaine de personnes, élus, délégués CGT, CFDT, ont participé à cette manifestation qui avait pour but de sensibiliser les automobilistes. «On explique la situation, ce que va entraîner la privatisation de La Poste, souligne une militante. Et surtout, on n’hésite pas à faire signer la pétition. » Si de nombreuses personnes ont répondu avec le sourire, plusieurs conducteurs se sont montrés agacés, allant même jusqu’à prendre un rond-point en contresens pour éviter le barrage filtrant…
En parallèle, une votation citoyenne était mise en place pour permettre aux habitants de s’exprimer sur le changement de statut de La Poste. Le dépouillement de l’urne a eu lieu en fin de matinée (lire ci-contre).

Plus calme à Briey

A Briey, pas de manifestation de ce type devant le bureau de poste de la ville. Mais si les organisateurs du vote paraissaient plus calmes que leurs homologues du Pays-Haut, ils bouillonnaient intérieurement. «Tous les services publics doivent être un monopole d’Etat», déclarait Claude Gabriel, élue PS et membre de l’opposition au conseil municipal, qui se trouvait derrière l’urne depuis 8 h 30. Et ce, malgré les 3°C affichés par le thermomètre.
Bernard Fery, lui aussi conseiller municipal d’opposition ancré à gauche, affichait un certain sourire devant le nombre de votants (209, parmi lesquels les maires d’Avril, d’Anoux et d’Auboué) mais regrettait toutefois qu’une «vingtaine de clients de La Poste ou de passants n’ont pas souhaité s’exprimer ou n’avaient pas le temps…»
Philippe Mimant, du parti communiste, était pour sa part satisfait : «En mars dernier, au même endroit et sur la même question de la privatisation, nous avions eu 120 votants. On en a plus de 200 aujourd’hui.» D’autant plus que le «non» a très largement remporté les suffrages. A Briey comme ailleurs, le message contre la privatisation est passé… comme une lettre à la poste.

Publié le 04/10/2009 (Région)