Subventions : la CFDT au coeur des débats

Publié le 04/07/2012
Seul point vraiment discuté vendredi soir en réunion de conseil, celui concernant l'attribution de subventions. La suppression de l'aide allouée à la CFDT a fait débat.
Subventions : la CFDT au coeur des débats
Subventions : la CFDT au coeur des débats
Seul point vraiment discuté vendredi soir en réunion de conseil, celui concernant l'attribution de subventions. La suppression de l'aide allouée à la CFDT a fait débat.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 01 Juillet 2012 / MMN /

 

 
Pour la dernière réunion de conseil municipal avant les vacances estivales, tous les points inscrits à l'ordre du jour sont passés comme une lettre à la poste. Tous sauf celui concernant l'attribution des subventions aux associations. Car si dans les grandes lignes aucun changement notable à signaler - le total alloué est le même qu'en 2011, soit 290 000 EUR -, dans le détail, quelques modifications ont été relevées. En premier lieu celle concernant l'Union locale CFDT du bassin de Briey dont le siège est à Conflans-en-Jarnisy. Si celle-ci a longtemps bénéficié de l'aide financière de la Ville de Homécourt (793 EUR en 2010), cette dernière a décidé de la supprimer depuis l'an dernier car elle souhaite privilégier les structures établies dans la commune.

Une décision contestée par l'association qui a adressé plusieurs courriers en ce sens au maire, Jean-Pierre Minella, pour demander à ce qu'elle soit rétablie. « C'est un peu dommage de la supprimer », fait remarquer l'adjoint socialiste Jean Toniolo en insistant sur « le travail de terrain » mené par le syndicat. Mais selon lui, « c'est à l'échelle de l'ensemble des communes du bassin que le débat doit être mené désormais car la Ville d'Homécourt a trop souvent contribué de façon solitaire ».

« Rien à voir avec la couleur syndicale »

Un point de vue partagé par Jean-Pierre Minella pour qui « il est normal de faire une comparaison entre ce que verse la Ville d'Homécourt et ce que font les autres ». Prenant l'exemple de l'Union Locale CGT d'Homécourt, qui défend la cause de salariés de plusieurs cantons de l'arrondissement de Briey, il souhaite également que la réflexion soit menée à une autre échelle « car certaines associations rendent service à tous les habitants du bassin ».

Concernant le cas de la CFDT, le maire a souhaité éteindre toute éventuelle polémique en insistant sur le fait « que cela n'a rien à voir avec la couleur syndicale », citant au passage l'exemple de la Maison du mineur à Piennes (CGT) à laquelle la Ville n'alloue plus de subvention depuis plusieurs années déjà. Si la Ville n'accorde plus de subvention à la CFDT, c'est donc pour une question de principe. Et non de politique. « Les associations sont indispensables à la cohésion sociale », a conclu Jean-Pierre Minella pour justifier la générosité globale de la Ville d'Homécourt en la matière.

F. Sur.