Un petit tour et puis s'en vont...

Publié le 24/11/2010
Un peu plus d'une centaine de manifestants ont répondu à l'appel des syndicats CGT, CFDT et Unsa. Un chiffre honorable pour les délégués qui n'en espéraient pas tant.
Un petit tour et puis s'en vont...
Un petit tour et puis s'en vont...
Un peu plus d'une centaine de manifestants ont répondu à l'appel des syndicats CGT, CFDT et Unsa. Un chiffre honorable pour les délégués qui n'en espéraient pas tant.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 24 Novembre 2010 / MMN
 

 

Un peu plus d'une centaine de manifestants pour ce dernier appel à la grève à Longwy. Photo Etienne JAMINET

Jusqu'au bout, les salariés du Pays-Haut ont affirmé leur refus de la réforme des retraites. Ils étaient près d'un millier à défiler dans les rues, en septembre. Hier, un peu plus d'une centaine.

La réforme passée, le mouvement s'est naturellement essoufflé. Mais les revendications ont tenu bon. « Il n'est pas vrai que tout est dit, qu'il n'y a plus rien à faire, s'est exprimé un représentant CGT. La bataille pour l'emploi, pour la sécurité sociale, pour de bonnes conditions de travail doit se poursuivre. »

« Surpris de vous voirsi nombreux »

Un message entendu par Jean-Louis, salarié au Luxembourg. « On est plusieurs dans mon cas. En travaillant de l'autre côté de la frontière, nous ne sommes pas certains d'avoir une retraite complète en France. Peut-être même qu'il nous manquera une ou deux années pour la toucher pleinement. »

Du côté de l'Unsa, on parle d'une réforme « injuste, fondée sur des mensonges ou des réalités masquées, et inefficace car elle ne résout pas le problème de financement des retraites. »

Plus localement, la CGT a rappelé les récents mouvements sur le site, entre autres, de Villers-la-Montagne. « Les pertes d'emploi chez MGM, Sealynx et Faurécia sont graves. Elles participent aux insuffisances de financement des retraites et de la sécurité sociale. »

Histoire de marquer le coup, les manifestants ont tout de même défilé autour de la place Darche avant de se quitter. « Nous ne devons pas être déçus, ont conclu les délégués syndicaux. Nous avons lutté autant qu'on le pouvait. Nous avons enchaîné les jours de grève. Nous sommes même surpris de vous voir si nombreux. »

E. P.