Une situation Norma(le) ou pas ?

Publié le 07/06/2011
Le travail a repris normalement hier, chez Norma France SAS à Briey, après qu'une partie du personnel a débrayé mercredi dernier. Une procédure de droit d'alerte a toutefois été votée en comité d'entreprise extraordinaire.
Une situation Norma(le) ou pas ?
Une situation Norma(le) ou pas ?
Le travail a repris normalement hier, chez Norma France SAS à Briey, après qu'une partie du personnel a débrayé mercredi dernier. Une procédure de droit d'alerte a toutefois été votée en comité d'entreprise extraordinaire.

Le Républicain Lorrain, Mardi le 07 Juin 2011 / MMN
 

 

Hier, les salariés grévistes de Norma France SAS ont repris le travail à Briey. Mais leurs inquiétudes demeurent. Photo René BYCH

Le débrayage n'était prévu que sur une journée, mercredi dernier, chez Norma France SAS. Après leur pont de l'Ascension, les quelque 75 grévistes du sous-traitant automobile ont donc repris le travail à Briey (lire RL des 02/06 et 04/06).

Pour autant, cette partie des 240 salariés du site reste inquiète quant à son avenir. En effet, hier matin, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, la mise en place d'une procédure de droit d'alerte a été votée à l'initiative de l'intersyndicale CFDT-CGT-CGC.

Chacun campe sur ses positions

« Le but est d'engager un cabinet d'experts-comptables, qui va observer la santé de l'entreprise et ses projets, décrypte Monique Husson, déléguée CGT. Eux vont pouvoir consulter des documents auxquels nous n'avons pas accès et vérifier si ce que nous dit la direction est vrai. »

Car de son côté, le directeur de Norma France SAS estime qu'il n'y a pas matière à une telle procédure. Contacté hier après-midi, Gaston Gabriel assure que « l'entreprise est extrêmement saine, elle dégage du bénéfice depuis l'année dernière. On est 20 % au-dessus du chiffre d'affaires prévisionnel, avec 500 000 EUR de plus tous les mois... Et nous avons distribué plus d'un mois de salaire en participation aux bénéfices l'an dernier. Le personnel n'a jamais eu autant d'augmentation de salaire qu'à l'heure actuelle ! »

Après une cascade de chiffres et de pourcentages, le responsable évoque également un « plan d'investissement de 1 MEUR par an jusqu'en 2014 » comme garantie de l'avenir de Norma à Briey. Enfin, concernant le « départ de 25 salariés (lire RL du 04/06) : ces gens-là ont été remplacés par des intérimaires, 19 en production et 5 dans les services supports ».

En somme, du côté des salariés comme de la direction, chacun campe sur ses positions, pendant que les politiques se penchent sur l'affaire à leur tour. Aujourd'hui à 12h30, le député de Meurthe-et-Moselle Jean-Yves Le Déaut se rendra d'ailleurs sur place pour tenter d'y voir plus clair.

Peut-être l'élu saura-t-il dire si la situation de l'entreprise Norma est 'normale' ou pas.

X. J.