« Déjà la galère »

Publié le 07/11/2010
Entre 250 et 300 manifestants ont réaffirmé leur oppositionà la réforme des retraites hier matin dans les rues de Verdun. Parmi eux des jeunes, qui craignent pour leurs emplois.
« Déjà la galère »
« Déjà la galère »
Entre 250 et 300 manifestants ont réaffirmé leur oppositionà la réforme des retraites hier matin dans les rues de Verdun. Parmi eux des jeunes, qui craignent pour leurs emplois.

© L'Est Républicain, Dimanche le 07 Novembre 2010 / 24 heures Meuse

 
 
Avec ce 8e rassemblement, l'intersyndicale entend « maintenir le rapport de force ».

«On ne voit toujours pas beaucoup de jeunes », se désole ce retraité, au départ du cortège, depuis le parking du 8-Mai. « Ils devraient se mobiliser davantage », ajoute-t-il. Pourtant la jeunesse était présente hier, au coeur de la manifestation Verdunoise, avec les actifs, les chômeurs et les retraités.

Elle n'a d'ailleurs jamais véritablement été absente des cortèges dans la capitale de la Paix. Les manifestations lycéennes contre la réforme des retraites ont montré que la jeunesse est mobilisée. « Mais on trouve cela dommage qu'il n'y ait pas assez de jeunes aujourd'hui dans le défilé », commentent Jordan, Julien et Maxime. Ces Bellevillois âgés respectivement de 20, 17 et 18 ans ont tenu à venir une nouvelle fois faire entendre leur colère, et surtout leurs inquiétudes.

« Je viens de rentrer sur le marché du travail, et c'est déjà la galère », confie Jordan. « Je cherche un emploi dans le commerce, et ce n'est vraiment pas facile d'en trouver un », poursuit-il. « Cette réforme m'inquiète et nous inquiète parce que si les seniors travaillent plus longtemps, cela signifie qu'il y aura moins de boulot pour nous ». Ces jeunes estiment que « la réforme des retraites rime avec chômage ».

Pour cette huitième journée de mobilisation, organisée un samedi pluvieux, l'intersyndicale meusienne (CGT, CFDT, CFTC, CFE/CGC, FO, FSU, Solidaires et UNSA) a rassemblé entre 250 et 300 personnes. Les précédents rassemblements avaient mobilisé au minimum 400 personnes. « On s'attendait à voir moins de monde », lance Bernard Bousselin de la CGT. « On entend partout que le mouvement est terminé, mais la mobilisation continue », insiste-t-il. Si la réforme a d'ores et déjà été votée par le parlement, les syndicats affichent clairement leur mot d'ordre : « relancer les négociations, et maintenir le rapport de force ».

Léa BOSCHIERO