« Un geste d'humanité »

Publié le 11/11/2011
Les locataires de la résidence Mon Repos ont écrit au maire de Verdun. Elles le prient d'entendre leurs « inquiétudes » et leur « douleur ».
« Un geste d'humanité »
« Un geste d'humanité »
Les locataires de la résidence Mon Repos ont écrit au maire de Verdun. Elles le prient d'entendre leurs « inquiétudes » et leur « douleur ».

 

© L'Est Républicain, Vendredi le 11 Novembre 2011 / Ouverture Verdun 
 
Les locataires réaffirment leur refus de quitter la résidence. « Jamais notre avis n'a été sollicité », déplorent-elles. Photo d'archives 

Elles n'en sont pas restées là. Le courrier d'Arsène Lux scellant le sort du foyer logement Mon Repos ne sera pas le dernier acte. Le centre communal d'action social ne s'occupera plus de la gestion de la résidence à compter du 1er février. Ensemble, quatorze résidantes ont rédigé et signé un courrier à l'attention du maire de Verdun. « Nous tenons à vous faire part, une nouvelle fois, de notre désaccord total avec tous les termes du courrier que vous venez de nous adresser », écrivent-elles. « Nous voudrions que vous entendiez notre incompréhension, mais aussi nos inquiétudes et notre douleur ».

« Est-ce si dur à comprendre ? »

Ce que déplorent les résidantes, c'est que cette décision ait été prise à leur insu. « Jamais notre avis n'a été sollicité, jamais nous n'avons été consultées ». Une nouvelle fois, ces dames, âgées de 70 à 92 ans, rappellent que venir à Mon Repos, dans le quartier d'Anthouard était, et reste leur choix. « Est-ce si dur à comprendre ? Est-ce poser des exigences à ce point inacceptables ? Sinon, pourquoi refuser de nous entendre ? ».

À travers leur courrier, elles espèrent « un geste d'humanité » de la part du maire de Verdun. Insatisfaites par les propositions de relogement formulées par le CCAS, elles poursuivent : « quelles garanties pouvez-vous nous offrir pour que nous puissions rester dans les lieux à partir du 1er février ? ». Mais ces garanties, ce n'est plus à Arsène Lux de les donner. La décision du conseil d'administration du CCAS, aussi discutable soit-elle, est désormais irrévocable. « Nous n'aurons plus de lien avec ce site à compter du 1er février », rappelle le maire de Verdun. « Mais nous proposerons des solutions de relogement aux locataires jusqu'au 1er février », ajoute-t-il.

Sa VTB-OPH : « une réuniond'ici quinze jours »

Il y a quelques jours, l'union locale des retraités de la CFDT a adressé un courrier aux présidents de l'OPH et de la Sa VTB. « Nous estimons qu'il y a urgence absolue à apporter aux résidants et à leur famille, les soutiens et les réponses aux questions qu'ils se posent », écrit Jean-Pierre Boulier. Le secrétaire de l'union locale des retraités CFDT demande une entrevue commune aux deux sociétés, « à moins que vous ne puissiez déjà nous confirmer que les résidants pourront rester dans leur logement, dans des conditions financières et de confort équivalentes à celles d'aujourd'hui ». Réponse que ne peuvent apporter dans l'immédiat les deux sociétés. Sylvie Mermet Granfille, présidente du directoire de la Sa VTB entend cependant accéder à la demande de la CFDT. Une réunion devrait se tenir « d'ici quinze jours », assure-t-elle. Le dossier des foyers logements n'a pas été oublié. « Nous travaillons dessus depuis un mois et demi, afin de trouver une issue rapide pour tout le monde. La réponse définitive sera donnée au plus tard fin novembre ». Une réponse que les locataires attendent depuis huit mois. Savoir si oui ou non à 80 ans, elles vont devoir faire face à un déménagement imposé en plein hiver.

Léa BOSCHIERO