300 manifestants pour l'hôpital à Verdun

Publié le 24/03/2010
Des slogans anti-Sarkozy et anti-Bachelot pour la défense de la santé ont rythmé hier la manifestation des syndicats à Verdun.
300 manifestants pour l'hôpital à Verdun
300 manifestants pour l'hôpital à Verdun
Des slogans anti-Sarkozy et anti-Bachelot pour la défense de la santé ont rythmé hier la manifestation des syndicats à Verdun.

Mercredi 24 Mars 2010, © L'Est Républicain / 24_HEURES_MEUSE

 
Les syndicats ont affiché leurs inquiétudes hier à Verdun.
 Dans le prolongement des élections, FO, CGT, UNSA, CFDT avaient mobilisé comme rarement à Verdun avec environ 300 manifestants, principalement du milieu hospitalier. Leurs slogans évoquaient la réforme hospitalière en préparation et l'avenir du centre hospitalier de Verdun.
Les syndicats ont en effet affiché leurs inquiétudes. « Nous manquons de plus en plus de moyens. Les finances de l'hôpital de Verdun ne vont pas bien. Les CDD ne sont plus renouvelés. On nous impose des normes de sécurité, la modernisation des services et d'absorber la clinique sans dotation financière supplémentaire. Au contraire, l'État et le conseil général se désengagent », dénoncent Pierre Jacquinot (FO) et Claude Nicolas (CGT). Ce dernier critique les relations sociales : « On jette les CDD comme des Kleenex ».
C'est depuis le portail de l'hôpital verdunois que le cortège a pris le départ. Après un passage par la maison de retraite Sainte-Catherine, une halte dans la cour de la mairie pour crier leurs revendications sous les fenêtres d'Arsène Lux, président du CA de l'hôpital, les manifestants ont rejoint la sous-préfecture. Juste avant qu'une délégation soit reçue par le sous-préfet François Beyries, quelques-uns ont forcé le passage pour entrer dans la cour, débordant ainsi leurs leaders.
La police veillait et le calme est revenu rapidement, laissant la délégation aller déposer une pétition et présenter leurs revendications au représentant de l'État. Lors des cinquante minutes d'entretien, ils ont demandé à François Beyries de relayer leur demande de rendez-vous au futur directeur de l'Agence régionale de santé.


 

S. G. (Sébastien GEORGES)