Débrayages chez Mittal

Publié le 05/03/2010
Depuis hier matin, la production est très perturbée sur le site d'Ancerville de la société ArcelorMittal Steinless Tube Europe. Par roulement, le personnel observe des débrayages d'environ deux heures pour protester contre les propositions salariales de la direction, jugées « très insuffisantes » par les salariés.
Débrayages chez Mittal
Débrayages chez Mittal
Depuis hier matin, la production est très perturbée sur le site d'Ancerville de la société ArcelorMittal Steinless Tube Europe. Par roulement, le personnel observe des débrayages d'environ deux heures pour protester contre les propositions salariales de la direction, jugées « très insuffisantes » par les salariés.

Vendredi 05 Mars 2010, © L'Est Républicain / BAR LE DUC ET SA REGION

 

 
Les salariés observent des débrayages par roulement à l'entrée de l'usine.
« Dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire, nous avons rencontré la nouvelle directrice des ressources humaines, Dominique Pelen. Après quatre réunions en une semaine, notre désaccord reste total », constate Francis Roland, porte-parole de l'intersyndical CGT, CFDT, FO.
Côté direction, la méthode des petits pas a abouti à une « ultime » proposition prévoyant en 2010 une augmentation générale de 0,7 % en deux étapes (0,4 % en mars et 0,3 % en juillet) une prime exceptionnelle de 200 € et un ajustement de 0,3 % au 1er décembre si les résultats sont positifs.
Outre ces conditions, la direction annonce aussi une augmentation individuelle de 1,1 % mais sans en préciser les critères d'attribution.
« On est tout à fait opposé à ce principe d'une augmentation individuelle qui serait à la tête du client », précise Francis Roland. « Ce qu'on réclame, c'est la même chose pour tout le monde, soit une augmentation générale de 2,1 % ».

Casques au feu


Le dialogue a été rompu à l'issue d'une ultime réunion mercredi et le personnel de production a donc décidé de débrayer, quelques « administratifs » se joignant au mouvement.
Les manifestants ont fait brûler quelques palettes devant l'une des entrées du site, jetant par dépit leurs casques de sécurité dans le brasier.
L'équipe de nuit devait poursuivre le piquet, lors de la relève hier soir des équipes de jour, tout en autorisant un accès libre sur le lieu de travail.
« Nous demandons un retour à la table des négociations. Nous n'acceptons pas le chantage de la direction qui envisage de passer outre si nous ne donnons pas notre accord sur son ultime proposition », ajoute le porte-parole des salariés.
Dans la cour, un huissier a été mandaté. À quelques mètres, le directeur du site, Olivier Raynal, observe les manifestants.
Sollicité par nos soins, il n'a pas souhaité répondre à nos questions, prétextant simplement « ne pas pouvoir s'exprimer sur cette négociation ».
Chez ArcelorMittal, c'est le groupe qui décide.


 

Gérard BONNEAU