Le cri du silence

Publié le 01/10/2010
Réaction : lLes Barisiens réclament le droit de manifester sans provocation ni violence
Le cri du silence
Le cri du silence
Réaction : lLes Barisiens réclament le droit de manifester sans provocation ni violence

L'Est Républicain, Vendredi le 01 Octobre 2010 / Ouverture Bar-le-Duc
 

 

Cent vingt personnes ont formé un cercle de protestation silencieuse sur la place Reggio.

REPONDANT A L'APPEL de plusieurs associations locales d'obédience catholique, cent vingt personnes se sont rassemblées, hier en fin d'après-midi, formant un cercle silencieux au beau milieu de la place Reggio, face à la préfecture où, une semaine plus tôt, les forces de l'ordre ont copieusement arrosé de gaz lacrymogène la foule venue manifester contre la réforme des retraites.

Les participants sont restés immobiles pendant une heure en brandissant quelques banderoles et écriteaux, réclamant le respect des personnes, le droit à la dignité, la liberté d'expression, le refus de la violence et de la provocation.

Aux côtés des militants des mouvements ACAT, JOC, Action catholique ouvrière et Secours catholique, on notait aussi la présence du curé modérateur de la paroisse Saint-Maxe, l'abbé Jean-Pierre Guéry et de plusieurs représentants d'organisations syndicales (CFDT) ou politiques (PS, NPA).

« Le droit syndical a été bafoué. C'est toute la population qui s'est sentie touchée », note Didier Bertrand.

Bernard Delawoëvre s'interroge : « La préfecture devient un blockhaus où il faut défendre je ne sais quel seigneur. On oublie que c'est aussi l'hôtel du département, donc du peuple ».

Il ajoute : « J'espère que la justice fera la part des choses concernant les gamins qui ont été interpellés pour avoir lancé quelques oeufs en direction des CRS ».

Le silence en dit souvent plus long qu'un long discours.

G.B.