Les préoccupations de la CFDT

Publié le 06/04/2010
« Si l'on fait le compte depuis l'an 2000, les employés des collectivités territoriales ont perdu deux mois de salaire sur un an. Il va falloir réagir face à cette érosion. »
Les préoccupations de la CFDT
Les préoccupations de la CFDT
« Si l'on fait le compte depuis l'an 2000, les employés des collectivités territoriales ont perdu deux mois de salaire sur un an. Il va falloir réagir face à cette érosion. »

Mardi 06 Avril 2010, © L'Est Républicain / VERDUN ET SA REGION

Une assemblée qui a été très suivie par les militants.

Claude Baudoin est secrétaire adjoint à la CFDT des territoriaux et le graphique qu'il présente à l'occasion du congrès de son syndicat qui s'est tenu mardi au lycée Alain-Fournier à Verdun, est impressionnant : « Durant les premières années de la décennie, les revenus ont stagné avant de baisser considérablement ces derniers temps. Aujourd'hui, un agent de catégorie C, celle généralement des territoriaux, gagne 1300 euros en fin de carrière, ce n'est pas beaucoup en vue de la retraite. Vous savez, il y a un monde entre les agents des grandes administrations, donc de catégorie A et nous employés de petites mairies.

Le problème des contractuels


D'autant qu'il n'est pas toujours facile de se faire entendre : « Pourtant, nous nous sommes battus pour la suppression des quotas relatifs à la progression des avancements. » affirme Sylvie Nicolet de la commission exécutive du syndicat. « Et nous avons gagné. Hélas, à la Codecom de Verdun, il n'y a encore rien de nouveau en matière d'avancements des personnels concernés. »
Pourtant, selon Claude Baudoin « alors que sur 10 ans, l'inflation a augmenté en moyenne de 1,8 %, les salaires des agents territoriaux ne se sont accrus que de 0,8 %. »
Et n'en parlons pas de la situation des contractuels : « Nous souhaiterions qu'ils bénéficient des mêmes droits que les nôtres. Hélas, c'est loin d'être le cas. La plupart du temps, il s'agit de personnes en contrat unique d'insertion. Il y aussi des intérimaires. Aujourd'hui de plus en plus de mairies font appel à ce type de personnel. Nous préférerions que ces collectivités embauchent en priorité des CDI au lieu de dériver vers ces emplois précaires. »
Pourtant, si la CFDT demeure le premier syndicat des agents territoriaux en Meuse et a remporté haut-la-main les dernières élections professionnelles, elle connaît une érosion de nombre de ses adhérents depuis 2002 : « Nous sommes 400 aujourd'hui au lieu de 500 en 2002. » affirme la secrétaire départementale Françoise Lonne. « Cela explique pourquoi en 2008, nous avons fait moins bien aux élections qu'en 2002. » Ceci dit, en 2008 au deuxième tour, la CFDT avait tout de même totalisé « 43,53 % des voix et 41 sièges, la CGT, 34,30 % et 17 sièges et l'UNSA, 22,17 % et 13 sièges. Il n'y a pas encore péril en la demeure...

Pascal ISCH