Les syndicats meusiens interpellent les députés

Publié le 16/09/2010
Ils savaient que Bertrand Pancher ne serait pas là. Le mercredi, le député UMP se trouve à Paris, comme la plupart de ses collègues. S'ils avaient averti sa permanence barisienne, la veille, de leur venue, les représentants syndicaux meusiens n'avaient pas forcément pour objectif d'être reçus : « Ce qu'on a à lui dire, on lui a déjà dit. »
Les syndicats meusiens interpellent les députés
Les syndicats meusiens interpellent les députés
Ils savaient que Bertrand Pancher ne serait pas là. Le mercredi, le député UMP se trouve à Paris, comme la plupart de ses collègues. S'ils avaient averti sa permanence barisienne, la veille, de leur venue, les représentants syndicaux meusiens n'avaient pas forcément pour objectif d'être reçus : « Ce qu'on a à lui dire, on lui a déjà dit. »

L'Est Républicain, Jeudi le 16 Septembre 2010 / 24 heures Meuse
 

Ils souhaitaient simplement lui rappeler leur opposition au projet actuel de réforme des retraites en débat à l'Assemblée nationale. L'interpeller une fois encore, avant le vote final du texte.

Un geste symbolique

En déposant donc, hier à 12 h 30, la lettre ouverte signée par sept organisations syndicales au lendemain de la grande mobilisation du 7 septembre dernier, où sont consignés les points de désaccords, dont le recul de l'âge pour bénéficier du droit à la retraite. Cette lettre, ils l'avaient agrandie afin de pouvoir la placarder sur un des volets fermés.

« Nous, on est là, c'est symbolique, mais c'est aussi important », expliquait Didier Bertrand, le secrétaire départemental de la CFDT, avec à ses côtés Doris Warth, son homologue de la CGT, des militants et des représentants de la CFTC, de la FSU et même du MNCP (mouvement national des chômeurs et précaires).

Dans le même esprit, des camarades se sont présentés, un peu plus tôt, à la permanence de Jean-Louis Dumont, le député socialiste du Nord meusien, à Verdun.

Les syndicats imaginent renouveler le même type d'opération, cette fois à la permanence de Gérard Longuet, lorsque la loi sera en discussion au Sénat, étape obligatoire avant toute adoption finale.

F.-X.G.