Manifestation à Verdun, ils étaient près de 650 devant la sous-préfecture

Publié le 20/10/2010
« Une seule solution : la manifestation ! »
Manifestation à Verdun, ils étaient près de 650 devant la sous-préfecture
Manifestation à Verdun, ils étaient près de 650 devant la sous-préfecture
« Une seule solution : la manifestation ! »

L'Est Républicain, Mercredi le 20 Octobre 2010 / 24 heures Meuse

 

De nouveaux slogans, mais toujours le même but : supprimer cette réforme. Photo Franck LALLEMAND

Comme de coutume maintenant, le cortège des manifestants opposés à la réforme des retraites, s'est élancé, hier, un peu après 10 h, de la place du 8-Mai à Verdun.

Au milieu des banderoles déployées par l'intersyndicale, (huit organisations), les parapluies avancent au son des slogans, trompes et cornes de brume. « La pluie ne nous fait pas reculer », lance un représentant syndical de retraités. Eux aussi sont là, tout comme les associations de chômeurs.

« Liberté, égalité, fraternité, menteur » ou « qui sème la misère récolte la révolte », peut-on maintenant lire sur les tee-shirts d'étudiants et lycéens venus gonfler les rangs contestataires.

Après un rassemblent des troupes face au monument A la Victoire et quelques « Sarko, démission », scandé à l'unisson, ce sont près de 650 personnes qui se présentent devant la sous-préfecture.

Du haut de quelques marches, Jacqueline Landais, secrétaire de l'union locale CFDT Verdun, prend le micro « Depuis plusieurs semaines, l'unité syndicale est intacte.

« Pas pire réforme qu'une réforme imposée »

C'est ce qui fait la force de ce mouvement... » Et de dénoncer l'erreur, qualifiée de « faute professionnelle », que gouvernement et président font, car « chacun sait que toute réforme pour qu'elle soit efficace, doit être discuté, négociée et acceptée. Il n'y a pas pire réforme qu'une réforme imposée ». Entre chaque phrase, c'est une envolée de coups de sifflets et d'acclamations qui l'encourage à poursuivre avec des « ce que nous voulons... ce que nous ne voulons pas !».

Et de finir sur trois exigences « que l'État enterre la réforme du gouvernement, que les sénateurs ne votent pas cette loi en l'état et que le gouvernement ouvre le dialogue pour négocier une autre réforme ».

Après une dernière explosion de cris et bruits, la foule se disperse lentement. Les plus courageux se préparent déjà à rejoindre les autres points de rassemblement du département. « La difficulté va maintenant être de sortir par le haut. Ou de trouver d'autres modes d'actions », glisse un retraité.

Christine CORBIER