Mon Repos : et maintenant ?....

Publié le 17/02/2012
Depuis le 1er février, la mairie ne s'occupe plus du foyer logement Mon Repos. Mais sept résidentes occupent encore leurs appartements.
Mon Repos : et maintenant ?....
Mon Repos : et maintenant ?....
Depuis le 1er février, la mairie ne s'occupe plus du foyer logement Mon Repos. Mais sept résidentes occupent encore leurs appartements.

© L'Est Républicain, Vendredi le 17 Février 2012 / Ouverture Verdun

 

« À qui doit-on payer notre loyer ? », s'interrogent les résidentes ?

«Aujourd'hui, il n'existe aucune convention ni bail, donc officiellement rien ne lie les résidentes au propriétaire », explique Denis Thiercy de l'Union locale des retraités de la CFDT. « C'est ce qu'on appelle des occupants sans droit ni titre », ajoute Jean-Pierre Boulier, le secrétaire de l'Union. Une situation ubuesque.

Depuis le 31 janvier, le centre communal d'action sociale a agité son clap de fin à Mon Repos. Et la mairie a emporté avec elle le personnel qui était affecté dans les locaux, mais pas que, puisque le CCAS prenait également en charge financièrement le service de téléassistance, Les résidentes ne s'attendaient pas à s'en voir priver. Mais quand la mairie indiquait par courrier que tout s'arrêtait au 31 janvier, cela signifiait bien « tout ».

Reçues par le sous-préfet

La question que les résidentes se posent aujourd'hui c'est « à qui payer le loyer ? ». Officiellement à personne. Elles ont donc pris les devants et ont envoyé le 3 février un courrier à l'OPH, précisant qu'elles étaient « disposées à payer le loyer et les charges afférentes ». Le 25 janvier, elles avaient rencontré, avec les représentants de l'Union locale des retraités de la CFDT Sylvie Mermet Granfille, de l'OPH. « Elle a apporté des assurances de confort, et a eu un discours très apaisant », confie Denis Thiercy.

Dans la foulée, les résidentes ont également sollicité un entretien avec le sous-préfet de Verdun François Beyries. Une délégation a été reçue avec la CFDT mardi soir, à la sous-préfecture. Elles voulaient notamment évoquer avec M. Beyries « les blocages produits par le positionnement de la ville de Verdun sur les transferts des propriétés de terrains de la Sa VTB à l'OPH ». L'entretien a duré 1 h 30, « et le sous-préfet a lui aussi donné des apaisements très forts », explique Denis Thiercy. Les dames de Mon Repos attendent aujourd'hui de savoir comment va se régler cette histoire de propriétés des terrains, pour savoir qui sera leur nouveau propriétaire.

En attendant, dès la fin janvier, elles ont écrit à Arsène Lux, président du CCAS, lui demandant « de restituer le ou les doubles de clés des logements », et de « modifier l'actuel code d'entrée » inchangé depuis l'ouverture du foyer. Sur ces points, la réponse du maire de Verdun a été claire, « nous devons remettre le bâtiment à son propriétaire, avec toutes les clés en notre possession ». Et de conseiller aux résidentes de se tourner également vers l'OPH pour « le changement du code d'accès ». Cela fait aujourd'hui plus de dix mois qu'ils n'en finissent pas de se renvoyer la balle...

Léa BOSCHIERO