Pierre Jacquinot

Publié le 25/09/2010
À l'issue des manifestations de jeudi, vous avez rencontré des représentants de l'Agence régionale de santé, en visite pour la première fois à l'hôpital de Verdun.
Pierre Jacquinot
Pierre Jacquinot
À l'issue des manifestations de jeudi, vous avez rencontré des représentants de l'Agence régionale de santé, en visite pour la première fois à l'hôpital de Verdun.

© L'Est Républicain, Samedi le 25 Septembre 2010 / Ouverture Verdun 
 
Pierre Jacquinot. Photo d'archives 

Comment ça s'est passé ? 
- Avec mes collègues de la CGT et de la CFDT nous avons en effet pu aborder, pendant plus de deux heures, des points qui nous tenaient à coeur concernant l'avenir de l'hôpital Saint-Nicolas avec le directeur adjoint de l'agence régionale de santé. Globalement, ça s'est bien passé. Il nous a été confirmé que l'hôpital verdunois avait toute sa raison d'être, qu'il ne fallait pas s'inquiéter au vu des chiffres de fréquentation qui ne cessent d'augmenter dans tous les domaines de soins.

Qu'avez vous fait valoir comme argument au sujet de la restructuration de l'hôpital ? 
- Nous voulons un dimensionnement adéquat. Le bâtiment Laennec, qui abrite la médecine A, la pneumologie, la chimiothérapie, l'hémodialyse et la rééducation fonctionnelle n'est plus aux normes. L'ARS en a convenu et souhaite un nouveau bâtiment à la place.

Evelyne Martin, pour la CFDT a défendu la restructuration de l'unité de dialyse. Feu vert de l'ARS qui prévoit une extension au plus vite avec quatre places supplémentaires et du personnel en conséquence.

La CGT, par la voix de Nathalie Kowalski a évoqué le problème de la psychiatrie. L'ARS envisage différentes solutions comme le développement d'appartements thérapeutiques, l'ouverture d'une maison d'accueil spécialisée ou une mutualisation des moyens avec le centre hospitalier spécialisé de Fains-Véel.
Ce sont toutes des pistes à suivre.

Quel est le point noir de la réorganisation selon vous ?
- Les effectifs. Nous avions un déficit et grâce à des économies nous devrions retrouver l'équilibre budgétaire en fin d'année. C'est positif. Mas ce sont les agents et les médecins qui ont subi les suppressions de poste, c'est grâce à leur investissement qu'on y est arrivé. FO dénonce le désengagement de l'Etat financier à plusieurs niveaux. Mais la réponse de l'ARS est celle-ci : « Plus l'activité augmente, plus vous créez des richesses. » C'est selon elle comme ça que nous nous en sortirons. Nous ne partageons pas ce point de vue.

Emilie FIEROBE