« Ça va déborder »

Publié le 25/03/2012
La sixième semaine de lutte se profile. Et les mines des Arcelor affichent quelques creux de fatigue. Alors quoi de mieux qu'un « Le combat n'est pas perdu.
« Ça va déborder »
« Ça va déborder »
La sixième semaine de lutte se profile. Et les mines des Arcelor affichent quelques creux de fatigue. Alors quoi de mieux qu'un « Le combat n'est pas perdu.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 25 Mars 2012 / Région
 
Il l'a promis, Cali sera du rendez-vous, à nouveau, aux côtés des Florangeois. Photo RL

 

Les consciences se réveillent. Ça va déborder ! » pour revivifier les coeurs. Cali n'a pas manqué hier de lancer aux combattants des encouragements, mais pas seulement. Conscient que le mouvement « doit s'intensifier avant les présidentielles », il a promis de réserver une date lors du périple entrepris par les métallos en direction de la capitale. Le départ est prévu la semaine prochaine. Lui sera du rendez-vous. « Cela fait chaud au coeur », s'accordaient hier les membres de l'intersyndicale.

Dans la loge, le groupe a été invité à partager quelques instants. L'occasion de retracer les derniers mois vécus sur le site de Florange, devenu pèlerinage des candidats à la présidentielle. « Cela fait six semaines que l'on s'est engagé dans le combat et on n'a pas avancé d'un pouce. On avancera jamais si on n'a pas un décideur à la table des négociations », regrette Walter Broccoli (FO). « On nous fait dériver dans l'assistanat, enchaîne Lionel Burriello (collectif jeunes CGT), alors que l'on revendique un boulot ! » « On n'est pas assez rentable alors que l'usine fait des bénéfices, c'est ça le plus rageant », poursuit Frédéric Weber (CFDT).

A l'écoute, Cali a salué l'engagement des salariés, leur a proposé de rester tout au long du concert, et a les a invités à partager fraternellement le dernier verre. « Ce soir, vous faites partie de l'histoire », a-t-il glissé à ses hôtes.

E. C.