« Et l'offre de soins ? »

Publié le 11/01/2012
La gestion de l'action sanitaire et sociale, destinée aux anciens mineurs et à leur famille, basculera dans le giron de l'ANGDM en avril. Un transfert qui n'inquiète pas outre mesure les syndicats.
« Et l'offre de soins ? »
« Et l'offre de soins ? »
La gestion de l'action sanitaire et sociale, destinée aux anciens mineurs et à leur famille, basculera dans le giron de l'ANGDM en avril. Un transfert qui n'inquiète pas outre mesure les syndicats.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 11 Janvier 2012 / FOR /

 

 

 

 Cependant ceux-ci veulent être vigilants quant aux garanties apportées. Les organisations syndicales s'alarment davantage de l'évolution de l'offre de soins sur le Bassin houiller.

Richard Caudy (CGT) : « L'ANGDM est dans une stratégie de développement et d'expansion. La vraie question est celle de la garantie et de la sécurisation des droits alloués aux mineurs. Au-delà des droits propres, il y a la question de la mise en péril du régime minier. On ne diabolise pas le régime général, mais s'il y avait des régimes spéciaux c'est qu'ils avaient une raison d'être. L'action sanitaire et sociale ce ne sont pas que des prestations ; cela recouvre toute une chaîne de soins. Dans des périodes d'économie, le régime général pourrait être tenté de comprimer encre cette offre. »

Luc Meichelbeck (CFDT) : « Nous ne sommes pas opposés au transfert dans la mesure où le droit des affiliés et ceux du personnel sont garantis C'est cela la chose la plus importante. Depuis deux ans, nous sommes porteurs d'une revendication qui est de garantir les droits de l'ensemble du personnel de la Carmi, en faisant porter les contrats de travail par l'ANGDM. Quant à l'offre de soins, on assiste à une décomposition totale, avec une valse incohérente des services. »

Raphaël Margherita (CFTC) : « Nous sommes favorables à ce transfert. Pour nous, il sera effectif uniquement à partir du moment où toutes les garanties seront données pour les affiliés et le personnel, car les deux vont de paire. Notre plus gros souci concerne l'offre. Le régime minier assurait une prise en charge de la naissance au décès. Qu'en sera-t-il à l'avenir ? C'est là la priorité quand on voit la population vieillissante. L'offre de soins c'est aussi des notions de proximité et de gratuité. »