« Maintenant on attend les flics »

Publié le 08/03/2012
Le tribunal de grande instance de Thionville a autorisé, hier, l'intervention de la force publique pour faire lever les piquets de grève.
« Maintenant on attend les flics »
« Maintenant on attend les flics »
Le tribunal de grande instance de Thionville a autorisé, hier, l'intervention de la force publique pour faire lever les piquets de grève.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 08 Mars 2012 / Région /

Une ultime réunion, hier soir, entre la direction et les syndicats de l'aciérie ArcelorMittal de Florange « n'a pas fait avancer le schmilblick », ont indiqué les syndicats à l'issue de la rencontre tenue à Maizières-lès-Metz. « La direction nous a informés qu'elle était déterminée à faire appliquer une décision de justice autorisant l'intervention de la police », a précisé le responsable de la CFDT, Edouard Martin, qui venait de claquer la porte de la réunion à laquelle la CGT n'a pas participé.

Dans l'après-midi, à la demande d'ArcelorMittal, le tribunal de grande instance de Thionville avait autorisé l'intervention de la force publique pour faire lever les piquets de grève paralysant partiellement le site depuis lundi.

« Une nouvelle fois, Thierry Renaudin (le directeur de l'usine mosellane) ne s'est pas engagé sur les assurances que nous voulons du groupe pour un redémarrage des hauts-fourneaux », a ajouté, remonté, M. Martin. « Maintenant, on attend les flics ». « On a fait de nouvelles propositions, on attend la réponse », a indiqué de son côté le leader de FO, Walter Broccoli. « Mais, a-t-il prévenu, on ne bougera pas des piquets de grève. »

Aujourd'hui, un huissier de justice devrait demander aux métallurgistes de lever leurs barrages, estiment les observateurs. S'ils refusent, la direction sera en droit d'exiger du préfet de la Moselle, Christian de Lavernée, l'intervention de la force publique. La direction juge « inacceptables » ces blocages menés, selon elle, « par une minorité de personnes ».

Le préfet garde toutefois la possibilité de ne pas exécuter la décision du TGI de Thionville mais dans ce cas il expose l'État à être assigné en responsabilité par ArcelorMittal pour les pertes d'exploitation que ce refus entraînerait, a expliqué Me Ralph Blindauer, avocat messin spécialisé dans le droit du travail.