« On se serre les coudes »

Publié le 03/10/2012
Depuis de longs mois, Marc Michel et Grégory Cella concilient heures de travail et actions syndicales. En dormant peu et en faisant confiance à leurs épouses pour tout gérer à la maison pendant leurs absences répétées.
« On se serre les coudes »
« On se serre les coudes »
Depuis de longs mois, Marc Michel et Grégory Cella concilient heures de travail et actions syndicales. En dormant peu et en faisant confiance à leurs épouses pour tout gérer à la maison pendant leurs absences répétées.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 03 Octobre 2012 / THI /

 

 

Marc et Grégory (au centre), deux exemples, parmi d'autres, de la lutte. Ici, lors de la visite du ministre. La plupart du temps, leurs heures de sommeil  se comptent sur les doigts d'une main tant ils sont engagés dans la lutte. Témoignage de combattants.

Il en va de la survie de l'usine sidérurgique intégrée à laquelle ils tiennent encore tant, qu'ils oeuvrent au packaging « et chôment tous les vendredis... », dixit Marc, ou que, mutés de l'agglomération de Rombas, ils dépannent à la cokerie « une semaine sur deux » comme c'est le cas de Grégory.

« Nos femmes nous soutiennent à 100 % dans la lutte, c'est important », affirment-ils, heureux de voir ces dernières leur rendre visite quand ils sont mobilisés ici ou là.

L'encouragement de la famille, mais aussi des collègues de la CFDT, le syndicat qu'ils ont tous les deux choisi.

Des amitiésdans la lutte

« Ce combat pour sauver notre outil de travail à Florange, on a décidé de le mener jusqu'au bout », affirmaient Marc et Grégory, lundi matin.

Hier, après le coup de massue de la veille, ils l'ont prouvé une fois encore en restant plus que jamais mobilisés. « Les liens entre nous tous sont très forts, ça fait beaucoup. De temps en temps, quand l'un des militants a un coup de blues, on le rebooste. On se serre les coudes. De toute façon, on a bien compris qu'on ne peut compter que sur nous ! »