Afpa : grève suivie à Metz et Saint-Avold

Publié le 23/12/2009
Journée de grève nationale, hier, à l'Afpa. Les sites de Metz et Saint-Avold ont suivi le mouvement.
Afpa : grève suivie à Metz et Saint-Avold
Afpa : grève suivie à Metz et Saint-Avold
Journée de grève nationale, hier, à l'Afpa. Les sites de Metz et Saint-Avold ont suivi le mouvement.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 23 Décembre 2009. / Lorraine / Société

Au centre Afpa de Saint-Avold, le mouvement national de grève a été largement suivi, hier.
Environ 27 % des salariés de l'Association sur la formation professionnelle des adultes (Afpa) étaient en grève hier, selon la direction, à l'appel de trois syndicats, pour dénoncer notamment un projet de gel des recrutements pour l'année 2010. La CGT, la CFDT et Sud avaient appelé à la grève et à des manifestations, contre une mesure de « non-renouvellement systématique des départs » qui devait être soumise à l'assemblée générale de l'association, hier.L'Afpa (11 900 salariés) forme chaque année plus de 200 000 personnes, dont 120 000 demandeurs d'emploi. Elle est cogérée par le patronat, les syndicats et les pouvoirs publics. La direction précise que la mesure de « non-renouvellement systématique des départs » a été demandée par le bureau de l'Afpa début novembre, « face à la situation économique tendue de l'association pour l'année 2010 ». Selon la même source, la mesure s'appliquera « de manière raisonnée ». Un « comité d'exploitation national » a été mis en place pour répondre au cas par cas à des demandes de recrutements en CDD ou CDI.
A Metz, 60 % des 80 personnes du site étaient en grève. Au centre Afpa de Saint-Avold, le mouvement national a été largement suivi. Une seule formation a été dispensée sur ce site qui compte 70 salariés et accueille chaque année plus de 1 600 stagiaires. Les portes ont été symboliquement bloquées une partie de la matinée. « Jusqu'à aujourd'hui, nous étions un véritable service public, notamment en faveur des demandeurs d'emploi. Demain, nous serons soumis à la loi de la concurrence au détriment de la qualité des formations. On nous forcera à aller vers les formations les moins coûteuses au détriment des réels besoins et attentes des stagiaires, pour la plupart des demandeurs d'emploi », estime Gilles Boyon, délégué CFDT.Surtout, les syndicats CGT, CFTD et Sud dénoncent le projet d'entreprise du nouveau directeur général, Philippe Caïla, ancien directeur de cabinet de Jacques Santini : « Ce projet sera destructeur d'emplois, plus de 3 000 sur les 11 000 que compte l'association actuellement. La mobilité sera érigée en règle. Rien que pour l'année 2010, une provision budgétaire a été faite pour prévoir plus de 500 mouvements à l'échelle nationale », s'insurge Gilles Boyon. Et pour le site de Saint-Avold et son annexe de Faulquemont, quelles conséquences directes ? « Déjà, nous allons perdre nos psychologues qui seront transférés vers le Pôle emploi. En fait, tous les psys Afpa sont concernés partout en France. Nous craignons aussi pour certains postes de direction », conclut Gilles Boyon.