Amapa : les salariés toujours dans l'attente

Publié le 19/09/2012
Placée en redressement judiciaire le 26 juillet dernier, l'Amapa devra encore patienter jusqu'à la mi-octobre pour être fixée sur son avenir.
Amapa : les salariés toujours dans l'attente
Amapa : les salariés toujours dans l'attente
Placée en redressement judiciaire le 26 juillet dernier, l'Amapa devra encore patienter jusqu'à la mi-octobre pour être fixée sur son avenir.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 19 Septembre 2012 / Région
 

 

Des salariés de l'Amapa étaient réunis, hier matin, devant le TGI de Metz. Photo Marc WIRTZ

Une trentaine de salariés de l'Association mosellane d'aide aux personnes âgées et handicapées (Amapa) était réunie, hier matin, devant le TGI de Metz. Alors que la chambre commerciale devait statuer sur l'avenir de cette structure, qui emploie toujours 1 900 salariés pour 12 000 bénéficiaires, la crainte se lisait sur de nombreux visages. D'autant que la structure est en cessation de paiement depuis janvier.

Si l'audience d'hier ne devait aboutir qu'à la prolongation de la période d'observation, initialement fixée à deux mois en juillet dernier, les dossiers des éventuels repreneurs de la structure devront être déposés avant demain.

Revoir l'organisation

« A l'heure actuelle, le passif déclaré est d'environ 7,6 MEUR, précise Muriel André, responsable CFDT. Notre priorité est de savoir combien de dossiers vont être déposés sur la quarantaine de repreneurs potentiels. Entre le maintien à domicile, le portage des repas et les adultes handicapés, l'Amapa a des activités complémentaires. Il faut revoir l'organisation... » Des propos approuvés par Marie Rybczynski (CGT).

À la sortie de l'audience, les deux délégués du personnel et leur avocat, Me Laurent Pâté, sont rassurés. « La période d'observation est fixée jusqu'à la mi-octobre. Nous devons rester positifs, clame Sylviane Schmitt, secrétaire adjointe au CE pour la CFDT. Notre voeu le plus cher est qu'il n'y ait ni démantèlement ni licenciement. L'Amapa ne doit pas disparaître du périmètre mosellan. »

Et l'avocat de conclure : « L'activité sera poursuivie d'une manière ou d'une autre ». Pour l'instant, tous les salaires ont été versés.

D.-A. D.