ArcelorMittal Florange: les ouvriers perturbent un comité d'établissement

Publié le 11/04/2009
Entre 200 et 300 ouvriers de l'usine ArcelorMittal de Florange ont perturbé jeudi pendant près de deux heures un comité d'établissement (CE) extraordinaire qui a dû être ajourné. Interrompant dans le calme la séance ouverte à 10h sur le site, les ouvriers ont exigé du directeur Henri Blaffart une date de reprise de l'activité de l'usine où, d'ici à la fin avril, un millier des 2 600 salariés doivent être mis au chômage partiel pendant au moins cinq mois.
ArcelorMittal Florange: les ouvriers perturbent un comité d'établissement
ArcelorMittal Florange: les ouvriers perturbent un comité d'établissement
Entre 200 et 300 ouvriers de l'usine ArcelorMittal de Florange ont perturbé jeudi pendant près de deux heures un comité d'établissement (CE) extraordinaire qui a dû être ajourné. Interrompant dans le calme la séance ouverte à 10h sur le site, les ouvriers ont exigé du directeur Henri Blaffart une date de reprise de l'activité de l'usine où, d'ici à la fin avril, un millier des 2 600 salariés doivent être mis au chômage partiel pendant au moins cinq mois.


Dans une atmosphère tendue, M. Blaffart leur a répondu que la mise en veilleuse des deux hauts-fourneaux de Florange ne serait que 'temporaire'. 'Le groupe s'attachera à réunir toutes les conditions de nature à assurer un bon redémarrage du site (...), dès les premiers signes de reprise de l'activité' dans la sidérurgie, a-t-il ajouté.
Le numéro un mondial de l'acier a annoncé mercredi une réduction de 50% de sa production en raison de la crise mondiale. Selon les syndicats, cette décision entraînera une mise au chômage partiel d'un millier de salariés de Florange pour une période qu'ils ont évaluée entre cinq et 18 mois.
Intervenant au nom de la CGT d'ArcelorMittal Gandrange, où 575 des 1 100 emplois seront supprimés d'ici à la fin de l'année, Jacky Mascelli a prévenu que 'l'exaspération des salariés du groupe en Lorraine commençait à se faire sentir' et que 'la direction allait s'en apercevoir au cours des jours à venir'. Auparavant, lors d'un rassemblement devant les locaux de la direction,  Edouard Martin, responsable CFDT et membre du comité européen d'entreprise, avait jugé 'inadmissible' le chômage partiel auquel le groupe veut avoir recours dans quelques semaines.
Le président (PS) du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, et le député socialiste Michel Liebgott, qui ont participé à ce rassemblement, ont indiqué qu'ils 'veilleraient à ce que les salariés (mis au chômage partiel, ndlr) soient traités décemment'.
Les cinq organisations syndicales présentes à Florange (CGT, CFDT, FO, CGC-CFE et CFTC) ont indiqué qu'elles se rencontreraient à 15h pour définir les modalités de l'action à venir.

Bernard Kratz
Publié le 9/04/09  (France et Monde)